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Vous avez dit « Santé publique » ? Kezako ?

La rédaction

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Plusieurs « forum » de discussion sur les réseaux sociaux portent actuellement le débat sur la notion de « Santé publique ». À l'heure où nous écrivons cette chronique, la loi Macron, loi « fourre-tout », soumise aux Assemblées, se veut être - sans l'avouer - un contrepoids politique aux dispositions prises par la ministre de la Santé concernant, entre autres, le principe du tiers-payant.

Ces deux projets de loi, concoctés par les technocrates ministériels habituels, relèvent alternativement soit d'un concept ultra-libéral, soit d'un dogmatisme éculé. Ils aboutissent dans tous les cas de figure au délabrement de cette Santé qui a de moins en moins la vertu de se dire publique.

Comment, en effet, dire à un pharmacien ou à un médecin de ville moyenne ou de campagne que c'est un nanti. Comment ne pas constater qu'une pharmacie d'officine ferme tous les trois jours, non pas parce qu'elles sont pléthore, mais parce que les jeunes diplômés, hors les cas de reprise dans un contexte familial, jettent l'éponge. Comment ne pas admettre, que pour ces mêmes raisons, un désert médical s'instaure en France et que l'État, au lieu de favoriser, d'inciter au besoin par des allégements fiscaux ou financiers, préfèrent les taxer de « privilégiés », au risque de jeter sur ces professions l'anathème.

Comment continuer à admettre que l'industrie pharmaceutique continue à être taxée lourdement financièrement, d'année en année, au risque d'incompréhension des multinationales étrangères qui ne comprennent rien à ce harcèlement, et s'en vont planter ailleurs leurs sites de production, au risque de perdre notre indépendance sanitaire.

Pourquoi, au risque de me répéter, de chronique en chronique, ne pas considérer que notre « Santé publique » est un bien commun, un service public, comme le sont l'Éducation ou notre Défense nationales. Que les hôpitaux soient la cause de 80 % du déficit de la Sécurité sociale, et alors ? Si cette « Santé » est publique, fi de parler de déficit !

Il me semble bien plus important de savoir quel système de santé vaut pour notre pays, plutôt que d'ergoter sur le nombre de dimanches autorisés à l'ouverture pour certains commerces.

Le bon peuple est descendu dans les rues des villes de France pour afficher les valeurs auxquelles il adhère. Que nos dirigeants soient attentifs au fait que ce bon peuple n'y prenne goût, pour défendre d'autres valeurs, moins technocratiques ou moins dogmatiques. Un changement de société, et à tout le moindre, de notre système de santé s'impose pour instaurer, en large concertation avec l'ensemble des acteurs, une Santé publique digne de ce nom. Du courage, mesdames et messieurs les politiques !

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