Nous suivre Industrie Pharma

Villeneuve-la-Garenne : Aventis cède 85 % de son site à PCAS

Sujets relatifs :

, ,
Aventis et PCAS ont signé l'accord prévoyant la reprise par ce dernier du site de production de Villeneuve-la-Garenne, dans le cadre d'accords de partenariat à long terme entre Aventis et PCAS annoncés en janvier dernier.
L'ensemble du site et ses 146 salariés seront transférés au sein d'une société, VLG Chem, dont PCAS détiendra 85 %, contre 15 % pour Aventis. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé, mais PCAS avait estimé précédemment tabler sur un investissement compris entre 15 et 20 millions d'euros. Aventis confiera à VLG Chem la fabrication de certains de ses produits dans le cadre de contrats à long terme, et lui transfèrera différents contrats de façonnage conclus avec des tiers. PCAS prévoit de regrouper certaines activités stratégiques à Villeneuve-la-Garenne, ce qui contribuera au développement du site, qui héberge deux ateliers de chimie fine, Pharma 1 et Pharma 2. Le premier atelier est dédié à la synthèse de l'héparinate de benzetonium, intermédiaire de l'enoxaparine, principe actif de l'antithrombotique Lovenox d'Aventis. Le second atelier assure quant à lui la synthèse de divers principes actifs du groupe, commercialisés ou en cours de développement. Pharma 2 n'est actuellement utilisé qu'à 25 % de ses capacités et PCAS entend porter ce chiffre à 80 %. PCAS dispose de trois sites de production cGMP totalisant une capacité de 300 m 3 , à Aramon (Expansia, Gard), Limay (Yvelines) et Turku (Finlande). Sans compter les sites ISO 9001 de Bourgoin (Isère), Couterne (Normandie) et Mourenx (Pyrénées Atlantiques), qui portent à 700 m 3 ses capacités destinées à la pharmacie, plaçant le groupe parmi les plus importants producteurs mondiaux de la chimie fine. La reprise du site de Villeneuve-la-Garenne apportera à PCAS un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros en année pleine, à comparer aux 79,2 millions d'euros réalisés par sa division Synthèse pharmaceutique en 2003. Ce qui devrait lui permettre en partie d'atteindre son objectif de retour à la croissance en 2004. L'an dernier, le CA du segment Synthèse pharmaceutique a diminué de 15,5 %. Celui de la division Formulation pharmaceutique, activité dans laquelle le groupe est présent via sa filiale Creapharm, a chuté de 6,6 %. Une année de transition pour PCAS PCAS a lancé plusieurs chantiers stratégiques pour faire face aux difficultés du marché pharmaceutique. La compagnie doit ainsi recruter sous peu un cadre commercial d'origine américaine ayant une forte expérience dans l'industrie pharmaceutique, pour développer son activité aux Etats-Unis. Le groupe mise aussi sur la croissance des niches technologiques, avec notamment la maîtrise des réactions à basse température, qui selon Gérard Guillamot, directeur R&D du groupe, « a enregistré une croissance de l'ordre de 30 % ces cinq dernières années ». La cristallisation est un autre domaine dans lequel PCAS estime pouvoir faire fructifier ses acquis, particulièrement en ce qui concerne la maîtrise du polymorphisme des principes actifs pharmaceutiques. Un point critique pour le laboratoire qui concerne la quasi-totalité (environ 90 %) des projets cGMP confiés à PCAS. Le groupe compte aussi mettre à profit son expérience dans le drug delivery, et plus précisément les polymères. PCAS fournit du PLGA ou poly(D,L-lactide-co-glycolide) à un laboratoire français, qui utilise ce polymère biodégradable dans une forme à libération prolongée d'un anticancéreux peptidique injectable. Ainsi que dans les principes hautement actifs ou HPAI (High Potent Active Ingredients). Environ 10 % des principes actifs en développement faisaient partie de cette catégorie en 2001 et ce ratio pourrait atteindre 25 % dans les prochaines années. Enfin, PCAS va mettre l'accent sur son activité dans le domaine "génériques +", ou génériques à valeur ajoutée. Début 2005, le groupe devrait proposer dans ce domaine une liste complémentaire de nouveaux composés. Au-delà de l'intégration des technologies, et de ses différents sites industriels, PCAS devrait finaliser la mise en commun de la R&D de ses activités pharmaceutiques, dans laquelle le groupe investit 15 millions d'euros chaque année. *

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Pharma

Nous vous recommandons

Chloroquine/Covid-19 : « Je plaide pour son utilisation immédiate, très large, mais sous condition  »

Chloroquine/Covid-19 : « Je plaide pour son utilisation immédiate, très large, mais sous condition »

Créateur du Genopole d'Evry, qu'il a dirigé de 1998 à 2017, Pierre Tambourin nous livre ses réflexions sur l'utilisation de l'hydroxychloroquine dans la traitement du Covid-19. La pandémie de[…]

27/03/2020 | Coronavirus
Les « pharma papers » dénoncent 14 millions de liens d'intérêts

Les « pharma papers » dénoncent 14 millions de liens d'intérêts

Patrick Hibon de Frohen : Nouveaux métiers ou mutations et évolutions des compétences ?

Patrick Hibon de Frohen : Nouveaux métiers ou mutations et évolutions des compétences ?

Bioproduction : Les propositions du Leem pour renforcer la filière

Bioproduction : Les propositions du Leem pour renforcer la filière

Plus d'articles