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Utiliser les rayons bêta et gamma pour stériliser les emballages

À Wiehl, Aurélie Dureuil

La société allemande propose des services de stérilisation et décontamination par rayonnement à destination notamment des industries de santé. Des investissements sur ses sites allemands lui permettent d'augmenter ses capacités de traitement.

Des accélérateurs d'électrons et une salle de traitement aux rayons gamma composent le site de Beta Gamma Services (BGS) à Wiehl en Allemagne. Ces installations sont dédiées à l'offre de services de réticulation des plastiques et de stérilisation et/ou décontamination d'objets. Car l'entreprise qui compte 140 salariés est spécialisée dans le traitement par rayonnement, notamment pour les industries de la santé et du plastique. « Nous avons deux secteurs d'activités : la stérilisation et/ou décontamination qui vise notamment à neutraliser les germes ; et la réticulation afin d'améliorer les plastiques », souligne Cyrille Perrot, responsable des Ventes France de BGS. Pour cela, la société s'appuie sur les technologies de rayonnements bêta (par faisceau d'électrons) et gamma. BGS compte actuellement un total de huit lignes de traitement par faisceau d'électrons réparties sur ses sites allemands de Wiehl, Bruchsal et Saal. Et une ligne de traitement gamma à son siège à Wiehl. C'est cette technologie qui fait actuellement l'objet d'un investissement.

« Nous allons installer une ligne supplémentaire de traitement gamma sur le site de Buchsal », indique le responsable des Ventes France. L'objectif affiché est de doubler les capacités de traitement en pouvant traiter 80 000 palettes supplémentaires par an. Pour cette nouvelle ligne, la société allemande fondée en 1981 va investir 14 millions d'euros sur son site. Cette ligne devrait être mise en service au 2e trimestre 2017. Cet investissement vise les applications de stérilisation et notamment « le secteur des biotechnologies et des sciences médicales », souligne Andreas Ostrowicki, directeur général de BGS. Cyrille Perrot précise : « Les applications de stérilisation concernent les diagnostics, les dispositifs médicaux, l'emballage, l'emballage primaire, les accessoires de laboratoire, les blouses et gants et les équipements d'usage unique ». Il précise le fonctionnement de l'irradiation : « Les réactions sont similaires lors de l'irradiation de plastiques et pendant la stérilisation. La radiation implique un rayonnement énergétique qui nécessite un transfert d'énergie. Il dégage parfois une recombinaison ou une réaction chimique ». Ce phénomène permet ainsi de réaliser une réticulation des plastiques mais aussi une dégradation des germes. Si la réticulation des polymères permet de les rendre plus résistants à la chaleur, ou d'améliorer leur stabilité chimique et mécanique, la stérilisation et/ou décontamination est présenté comme un traitement final, notamment pour les produits déjà conditionnés.

« Même dans les meilleures conditions d'hygiène, l'obtention d'un état stérile n'est pas garantie lors de la fabrication d'un produit ainsi que son emballage. Nous éliminons les germes pathogènes de façon rapide, fiable et écologique », précise la société. Et souligne que « la stérilisation obtenue par rayonnements bêa et gamma est un procédé physique qui ne laisse aucun résidu, contrairement à la stérilisation chimique ».

Concrètement, une étude permet de cartographier le produit à stériliser. Cette cartographie dépend de la taille du carton, du produit et de la densité du produit. Un test est effectué avec 21 dosimètres placés à différentes positions. L'intensité de ces dosimètres après le traitement permet de déterminer la plage de doses que le produit recevra. « Une fois que cette plage est déterminée, le client ne doit pas changer de conditionnement ni de taille de carton ni son poids », précise Cyrille Perrot.

 

Un traitement standard en cinq jours

 

Une fois ce protocole défini, BGS affiche un délai de 5 jours ouvrés pour le traitement standard avec des possibilités de mettre en place un traitement express en 24 à 48 heures. La société a mis en place un système de traçabilité à partir de la documentation des paramètres de process, et notamment le contrôle de la dose reçue à l'aide d'un dosimètre placé avant l'irradiation.

Avec un chiffre d'affaires autour de 20-25 M€, la stérilisation représente environ 60 % de l'activité et les applications dans le domaine de la santé 50 % de cette activité. Avec cet investissement, la société entend également développer son offre pour la France où le secteur de la santé représente « pratiquement 90 % » du chiffre d'affaires, selon Cyrille Perrot. Dans l'Hexagone, BGS réalise « environ 3 % de son chiffre d'affaires » et affiche l'objectif de « doubler d'ici à 2017, sachant que le marché est de plus en plus mature », souligne le responsable des Ventes France.

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