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Une solution pour limiter les risques de casse

Commercialisée par Aspapharm, la solution combinant machine et étiquettes spécifiques d'Iwata Label s'adresse aux produits hautement actifs conditionnés en flacons en verre. Le constructeur japonais propose un système afin de protéger le conditionnement primaire.

Comment protéger des flacons en verre tout au long de la chaîne du médicament ? C'est à cette question que la solution d'Iwata Label tente de répondre. « J'avais été contacté, il y a quelques années, par un grand laboratoire qui se trouvait confronté à des problèmes de casse de flacons contenant un médicament hautement actif. Cela entraînait une contamination de la caisse, de la palette et posait des problèmes de sécurité au point de dispensation ou chez les grossistes-répartiteurs. Quand le flacon contient des produits toxiques, c'est dramatique si un produit casse », témoigne Henri du Bos, dirigeant et fondateur d'Aspapharm, distributeur en France et en Belgique de la solution d'Iwata. C'est sur le salon Pharmapack 2014 que le dirigeant d'Aspapharm a rencontré un constructeur japonais qui voulait s'internationaliser. Nommée Iwata Label, l'entreprise, qui compte environ 175 employés, est spécialisée dans l'étiquetage. Elle fournit des étiquettes et des machines d'étiquetage. « Iwata est n°1 dans le domaine de l'étiquetage pharmaceutique de niche au Japon. J'ai très vite compris que leur solution répondait à la problématique de casse des flacons. De leur côté, ils ont identifié un potentiel de développement à l'international pour ce produit. Ils ont donc pris la décision de se développer au niveau mondial », témoigne Henri du Bos. Il souligne que la solution a déjà été adoptée par cinq laboratoires japonais : Nipro, Sawai, Nichi-Iko, Nippon Chemipher et Towa pour des médicaments comme Irinotecan, Paclitaxel, Docetaxel et Cisplatin. Pour son développement international, Iwata Label a ainsi confié l'exclusivité de la vente de sa solution « Vial Protect Pack II » à Aspapharm pour la France et la Belgique. Et l'entreprise japonaise prépare l'ouverture d'une filiale européenne à Düsseldorf en janvier 2015.

La solution d'Iwata Label repose sur l'utilisation d'une coupelle ou d'un cylindre en plastique dans laquelle on insère le flacon. Il est ensuite maintenu grâce à une étiquette rétractable positionnée jusqu'au bouchon. La coupelle plastique fournie est adaptée à toutes les tailles de flacon. « Le laboratoire qui m'avait sollicité, il y a quelques années, utilise un anneau en plastique placé au pied du flacon pour limiter les risques de choc dans l'emballage secondaire. Le flacon est donc plus large, ce qui nécessite des étuis plus grands et a un impact sur le nombre de produits par caisse, etc. De plus, après avoir ajouté cet anneau, le fabricant utilise une solution sleeve, qui implique de chauffer la totalité du flacon », souligne Henri du Bos. La solution d'Iwata repose sur l'application d'une étiquette adhésive imprimée et déposée comme une étiquette traditionnelle, et qui va se rétracter par chauffage uniquement au niveau du bouchon du flacon. « L'industrie pharmaceutique est sensible à la température appliquée sur ses produits. Le fait de ne chauffer que le haut du flacon et pendant un laps de temps très court représente une particularité importante », note le dirigeant d'Aspapharm. Le flacon est alors protégé des chocs, ce qui limite les risques de casse. Et même en cas de casse, le produit reste confiné à l'intérieur de ce double emballage (étiquette adhésive et coupelle ou cylindre plastique).

 

Une seule machine pour trois opérations

 

Iwata qui propose cette solution a également mis au point la machine permettant de réaliser ces différentes opérations d'insertion du flacon dans la coupelle, de pose d'étiquette adhésive puis de rétraction. Cette machine qui s'implante comme une étiqueteuse classique permet de réaliser ces trois opérations dans une espace restreint, selon le dirigeant d'Aspapharm. « La solution reposant sur l'ajout d'un anneau et de sleeve, nécessite après la ligne de remplissage et bouchage de flacon, une étiqueteuse classique, suivi d'une machine pour insérer le flacon dans l'anneau et enfin la pose du sleeve. La machine d'Iwata permet la mise en oeuvre de la solution complète avec une seule étiqueteuse », témoigne Henri du Bos. La machine affiche des cadences comprises entre 250 et 300 flacons par minute, en fonction des formats. Les flacons peuvent présenter un diamètre allant de 15 à 40,5 mm tandis que les coupelles en PET ont des diamètres entre 20 et 43,5 mm. Les étiquettes ont des hauteurs entre 57 et 77 mm et des longueurs de 54 à 74 mm. « La machine fonctionne avec deux modules. Le premier s'occupe de mettre les flacons dans les coupelles plastiques tandis que le second pose l'étiquette adhésive et chauffe au niveau du col du flacon », détaille Henri du Bos. Si cette machine est plus « technique » qu'une étiqueteuse classique, elle permet aussi traiter des étiquettes traditionnelles. « Elle peut donc être utilisée en fin de ligne pour de multiples produits et pas seulement pour les produits sensibles », ajoute le dirigeant d'Aspapharm. Il précise : « Iwata va sortir une version semi-automatique à 30 flacons par minute pour les essais cliniques et les lancements de nouveaux produits d'ici quelques mois ». Le fabricant d'étiquettes propose également des options pour cette solution. « Il existe une étiquette opaque pour apporter une protection contre la lumière. Et une version tamper evident avec une prédécoupe permettant de voir si le flacon a été ouvert », ajoute Henri du Bos.

Le dirigeant d'Aspapharm témoigne ainsi de son enthousiasme pour cette solution qui peut intéresser « les laboratoires pharmaceutiques et leurs sous-traitants qui conditionnent des produits high potent. Cela ne concerne pas simplement les liquides mais aussi les poudres qui sont très volatiles et présentent donc une dangerosité plus importante », précise-t-il. Le dirigeant cible les produits déjà sur le marché et confrontés à des problèmes de casse et les futurs produits. S'il ne nie pas un surcoût pour cette machine incluant « des composants plus techniques », il tempère néanmoins : « Nous ne sommes pas en compétition avec une étiqueteuse classique très standardisée. Il faut regarder les dépenses liées à la casse sur des médicaments où un flacon peut coûter 1 500 $ ». Le surcoût côté article de conditionnement comparé à une étiquette adhésive traditionnelle est de l'ordre de 25 à 35 cents d'euros par flacon, précise Henri du Bos. Avant de conclure : « L'atout de la solution Iwata est non seulement de régler la question de la protection des flacons verre dispensés en unitaire, mais aussi de pouvoir s'affranchir éventuellement d'un conditionnement secondaire type étui, étui avec chevalet intégré ou barquettes thermoformées ».

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