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Patrick Hibon de Frohen : Une proposition qui responsabilise le patient

La rédaction

Ça y est ! C'est reparti ! Un média bien connu, un « Canard », vient, à nouveau, de se « déchaîner » contre un des plus grands laboratoires pharmaceutiques et non des moindres, et un de ses produits phares. Et, bien évidemment, on y mêle la coresponsabilité de l'Agence, coupable d'avoir volontairement caché des informations liées aux effets secondaires du dit produit. Bref un complot, et il n'y manquerait plus que les effets occultes et pervers des « forces judéo-maçonniques » pour compléter le tableau !!

Il faut définitivement arrêter ces formidables hypocrisies qui consistent à omettre de dire qu'un médicament a toujours des effets secondaires alors que ceux-ci, pas faciles à démontrer, ne sont parfois détectés qu'au fil des ans, parfois au bout de 20 à 25 ans. Il faut l'affirmer aux patients, au lieu de porter la vindicte sur les laboratoires, nourrir une certaine presse avide de scandale et de quelques avocats qui cultivent à outrance la judiciarisation.

Il y aurait, me semble-t-il, une solution toute simple. Récemment hospitalisé, j'ai eu à remplir et signer des documents indiquant que j'avais bien été informé des risques d'une anesthésie et d'une opération chirurgicale, et ce, en fonction de mes antécédents, de mon état physique, biologique et physiologique. J'étais alors libre de subir ou non cette opération, qui hors le cas, rarissime, d'une malveillance ou incompétence notoire, relevait de ma seule responsabilité. Il faut dire que les praticiens hospitaliers ont vu également surgir cette « mode » qui consiste à porter plainte pour tout et pour rien, et qu'il leur a fallu trouver une parade pour ne pas être constamment en procès.

Alors pourquoi ne pas instaurer ce système pour la délivrance de médicaments et dispositifs médicaux ? Une fois posé le diagnostic, le médecin proposerait au patient une thérapie qu'il jugerait adaptée, informerait le patient du rapport avantage-risque connu à ce jour, indiquerait également que des effets indésirables éventuels, non détectés à ce jour, pourraient être découverts au fil du temps, et ce, en fonction de l'état présent et futur du patient et des découvertes postérieures liées à la pharmacovigilance. Ce dernier signerait alors un document à l'image de ce qui se fait en milieu hospitalier, s'engagerait à prendre connaissance des notices, à informer son médecin de son évolution physiologique au fil du temps, et serait libre de prendre ou pas les médicaments prescrits, et ce, sous sa seule responsabilité ! Le principe serait le même dans le cadre de l'automédication. Le pharmacien d'officine verrait par là-même son rôle d'information valorisé et renforcé. Cela permettrait, de surcroît, d'arrêter à « assister » et à déresponsabiliser de façon outrancière nos concitoyens devant des choix qui seraient alors éclairés car informés.

 

Il faut « arrêter d'assister de façon outrancière nos concitoyens ».

 

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