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Une étiquette haute performance pour authentifier les médicaments

Sylvie Latieule
Une étiquette haute performance pour authentifier les médicaments

L'étiquette Tesa PrioSpot peut être apposée au dos d'un blister.

© © Tesa Scribos

LA SOCIÉTÉ TESA SCRIBOS A DÉVELOPPÉ UNE ÉTIQUETTE INFALSIFIABLE POUR AUTHENTIFIER LES MÉDICAMENTS. LA DEMANDE EXPLOSE AU NIVEAU MONDIAL.

En 2017, une nouvelle réglementation européenne prendra effet. Elle visera à introduire la sérialisation, c'est-à-dire que l'on va apposer sur chaque boîte de médicament un numéro de série unique. L'objectif étant de lutter plus efficacement contre la contrefaçon. Chez le pharmacien, ce numéro de série pourra être contrôlé. On parle alors d'identification. Mais si au niveau de la pharmacie, deux médicaments se retrouvaient avec le même numéro de série, l'un étant le vrai médicament et l'autre le médicament contrefait, il serait à ce stade impossible de les distinguer. D'où l'importance d'introduire en parallèle de l'identification un deuxième niveau de vérification que l'on appelle l'authentification. Spécialiste du domaine, la société allemande Tesa Scribos (filiale de Tesa SE, une société du groupe Beiersdorf) propose depuis maintenant deux ans la solution d'authentification Tesa PrioSpot. Il s'agit d'une étiquette autocollante comportant plusieurs éléments visibles ou invisibles que l'on appose sur la boîte de médicaments ou sur le blister au moment du conditionnement.

Cette étiquette présente l'avantage d'être infalsifiable d'une part parce que Tesa Scribos a développé ses propres techniques d'impression et d'holographie pour réaliser ces étiquettes. Et d'autre part, parce que les étiquettes possèdent plusieurs niveaux de sécurité qui peuvent être vérifiés soit à l'œil nu, soit à l'aide d'une loupe ou de tout autre lecteur. Pour commencer, chaque étiquette Tesa PrioSpot va comporter le logo du laboratoire pharmaceutique. Puis, elle est dotée d'un code alphanumérique (SerialCode) qui lui est propre, où chiffres et lettres sont inscrits dans une couleur arc-en-ciel, très difficile à reproduire. La dernière lettre du code est ensuite répétée par le biais d'un MovingCode, c'est-à-dire avec un effet bidi mensionnel qui permet à la lettre de se déplacer de haut en bas.

Des éléments visibles ou cachés

 

Outre ces éléments visibles, l'étiquette comprend plusieurs caractéristiques cachées. Il y a d'abord le microcode, reprenant le code de série, et qui n'est visible qu'à l'aide d'une loupe. Mais l'étiquette peut aussi être équipée d'un LEDCode. Ce dispositif de sécurité est visible uniquement sous une forte lumière directe, telle que celle d'une lampe LED. Si l'angle d'incidence de la lumière est modifié, le LEDCode affiche le dernier chiffre du code de série dans un mouvement en deux dimensions. A ces standards, de nombreux autres éléments peuvent être combinés. Il est possible d'ajouter un code-barres ou un code 2D de type datamatrix. Ce dernier pouvant aussi contenir le numéro de série du médicament. On peut aussi y intégrer des QR codes ou même des puces RFID. Le Tesa PrioSpot est ensuite proposé en plusieurs versions différentes : avec un code sur une ou deux lignes, un motif et une taille qui peuvent être adaptés selon les besoins spécifiques des clients. Le support de l'étiquette est également proposé dans les couleurs argent ou noir.

Volker Hahn, directeur marketing international, explique que cette technologie est particulièrement prisée par l'industrie pharmaceutique en Asie, alors que le phénomène de contrefaçon est important. Mais il observe qu'avec l'arrivée de la vente sur Internet et l'internationalisation des échanges, la demande est en forte croissance, même en Europe. « Nous enregistrons chaque année une croissance à deux chiffres », annonce Volker Hahn qui ajoute que contrairement aux idées reçues, le coût de la technologie reste très modéré. « Une étiquette ne coûte guère plus que quelques centimes d'euros. Et sur de très larges volumes, on peut même descendre au dessous de 2 centimes d'euros », estime-t-il. Par ailleurs, la demande évolue au niveau de la construction de ses étiquettes et des différents éléments qui y sont intégrés, avec de plus en plus de mentions visibles au détriment des mentions cachées. « Les laboratoires pharmaceutiques cherchent à avoir une interaction plus forte avec les patients et à les impliquer dans le contrôle de la contrefaçon. Cette tendance requiert davantage d'éléments visibles », justifie le directeur marketing.

A noter que les numéros de série propres à chaque étiquette, les SerialCodes, sont stockés dans une base de données. Cela signifie que l'existence du code peut être vérifiée en ligne par les détaillants, les consommateurs, les douanes et les enquêteurs à l'aide d'un simple smartphone. Cette fonction est déjà utilisée dans l'industrie du vin, par exemple, mais pas encore dans la pharmacie. Ce sera peut-être la prochaine étape.

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