Nous suivre Industrie Pharma

Une baisse des dépenses de 66 millions d'euros d'ici à 2014

Source IMS Health
TOUT EN AMÉLIORANT LA COUVERTURE VACCINALE, LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DEVRAIT ARRIVER À DIMINUER LES COÛTS. UN EXEMPLE DE GAIN DE PRODUCTIVITÉ DANS LA SANTÉ SALUÉ PAR IMS HEALTH.

Selon une étude d'IMS Health, le nouveau calendrier vaccinal « simplifié », publié par le Comité technique des vaccinations (CTV) et l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES), pourrait entraîner d'ici la fin 2014 une baisse des dépenses de vaccins en France de 66 millions d'euros en prix publics TTC (hors vaccin antipapillomavirus humain, HPV). Ce calendrier vaccinal simplifié vise en priorité à augmenter le taux de couverture vaccinale. A périmètre constant, il représente toutefois une baisse du chiffre d'affaires de 47 millions d'euros en prix fabricant hors taxes, soit 15 % du CA réalisé sur 2013.

Pour les nourrissons, les 30,5 M€ TTC d'économies résultent principalement du passage du schéma initial 3+1 au « schéma simplifié » 2+1 pour l'ensemble des vaccins diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, haemophilus influenzae B, hépatite B. Pour les adultes, les économies estimées à 33 M€ TTC proviennent du passage d'une vaccination de rappel tous les 10 ans sans âge fixe à une vaccination à âge fixe tous les 20 ans : 25, 45 et 65 ans puis tous les 10 ans à partir de 65 ans (75, 85, etc.).

L'économie réalisée sur la population des enfants et adolescents de 6 à 18 ans est plus faible (2,6 M€ TTC). Elle résulte principalement de la suppression du rappel à 16 et 18 ans (8,7 M€ TTC), la vaccination DTCaPolio à 6 ans et dTcaPolio à 13 ans conduisant à une augmentation de 6,1 M€ TTC.

« Nous avons exclu du calcul le vaccin anti-HPV contre le cancer du col de l'utérus, précise Stéphane Sclison, responsable de l'étude chez IMS Health France car nous n'avons pas d'hypothèse sur la manière dont les parents vont réagir à la recommandation qui abaisse à 11 ans l'âge de la vaccination. Nous avons en effet constaté que les parents confondent souvent âge de la vaccination et âge des premiers rapports sexuels ! Une estimation serait donc trop hasardeuse ». Il ajoute qu'à l'avenir « la méthodologie mise au point pour cette étude, fondée sur des données d'observation en vie réelle robustes permettra de suivre la manière dont un calendrier vaccinal est adopté des Français ».

Pour le Pr Claude Le Pen, économiste de la santé et consultant pour IMS Health France, si le but recherché par la simplification du calendrier n'est pas de réaliser des économies, celles-ci pourraient néanmoins permettre d'absorber sans surcoût - ou avec un faible surcoût - l'amélioration de la couverture vaccinale qu'on ne peut encore aujourd'hui estimer avec précision. « Nous aurions alors un bon exemple de gains de productivité dans la santé publique », note-t-il.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Pharma

Nous vous recommandons

La production française au ralenti

La production française au ralenti

LE CABINET DE CONSEIL ROLAND BERGER POINTE DU DOIGT LE TRÈS FAIBLE POSITIONNEMENT DE LA FRANCE SUR LA PRODUCTION DE NOUVEAUX MÉDICAMENTS CHIMIQUES, AU DÉTRIMENT DE SES VOISINS EUROPÉENS. La nouvelle étude sur[…]

01/12/2013 | PanoramaMÉDICAMENTS
Nouvelles recommandations du Gemme pour développer le marché

Nouvelles recommandations du Gemme pour développer le marché

L'EMA dévoile sa nouvelle structure

L'EMA dévoile sa nouvelle structure

Plusieurs plaintes contre de faux sites

Plusieurs plaintes contre de faux sites

Plus d'articles