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Transgene sort la tête de l'eau en 2016

Hélène Bour

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La société de biotechnologies a presque réduit ses pertes par deux en 2016, à 25,2 millions d'euros. Elle commence l'année avec une trésorerie renforcée à 56,2 millions d'euros, de quoi mener à bien son programme clinique jusqu'en 2018.

La société de biotechnologies Transgene, qui conçoit et développe des produits d'immunothérapie basés sur des vecteurs viraux, semble enfin tirer profit de sa restructuration et de ses efforts. Au cours de l'exercice 2016, Transgene a renforcé sa structure financière, en réduisant significativement sa perte nette. Celle-ci est ainsi passée de 46,4 millions d'euros en 2015 à 25,5 M€ en 2016. La société du groupe Mérieux a dans le même temps réussi à réduire sa consommation nette de trésorerie à 30,6 M€, contre 34,8 M€ en 2015. Même tendance du côté de la charge opérationnelle nette, à 33 M€ contre 45,8 M€ l'an passé. Ces résultats s'expliquent notamment par la diminution des effectifs suite au plan de sauvegarde de l'emploi initié par Transgene en 2015 (CPH n° 724). Plan qui avait abouti à la suppression de 120 postes sur un total de 285. Les dépenses de personnel liées à la R&D ont ainsi diminué de 26 % entre les deux exercices financiers, et se sont élevées à 10,8 M€ en 2016. Transgene salue donc une « évolution très favorable » de ses indicateurs financiers, et peut notamment se targuer de sa trésorerie, regonflée à 56,2 M€ à la fin 2016, lui permettant une visibilité financière jusqu'à la fin 2018. Deux grands facteurs l'ont aidé à atteindre ce chiffre : d'une part l'obtention d'un prêt consenti par la Banque européenne d'investissement (BEI) à hauteur de 20 M€ (CPH n°747), dont seule la moitié a été utilisée ; et d'autre part, la réussite d'une augmentation de capital de 46,4 M€ en novembre dernier (CPH n°781). En 2016, Transgene a en outre cédé son unique unité de production à ABL Europe, elle aussi filiale du groupe Mérieux, afin de se concentrer sur sa R&D. Cette opération de 3,5 M€ a abouti pour Transgene à des économies récurrentes induites de l'ordre de 15 M€ par an.

« Les résultats de cet exercice 2016 reflètent pleinement la finalisation de la réorganisation de la société opérée depuis 2015, avec une réduction significative de nos coûts de fonctionnement et une diminution de notre perte nette globale de 46 % par rapport à 2015 », a commenté Jean-Philippe Del, directeur financier de Transgene. « Cette réduction de nos coûts fixes nous permet désormais d'affecter une part plus importante de nos ressources financières à nos programmes stratégiques en clinique et préclinique. »

Deux mots d'ordre pour la stratégie clinique : combinaison et collaboration

Fort de cette situation financière, Transgene entend bien passer à la vitesse supérieure en accélérant son plan de développement clinique. La biotech prévoit ainsi « une actualité dense dans les 12 mois à venir ». Il faut dire que Transgene a su s'entourer et redéfinir sa stratégie. Depuis 2016, celle-ci consiste à combiner ses vaccins thérapeutiques et ses virus oncolytiques, qui s'attaquent à des cellules cancéreuses, avec d'autres approches d'immunothérapie, en particulier les inhibiteurs de point de contrôle immunitaire (ICIs). Cette stratégie a notamment abouti à une collaboration clinique entre Transgene et Bristol-Myers Squibb pour un essai clinique combinant TG4010 et le nivolumab (ICI) en 2e ligne de traitement du cancer du poumon avancé, mais aussi entre Transgene, Merck KGaA et Pfizer pour un essai associant TG4001 avec l'avelumab (ICI) pour le traitement des cancers de la tête et du cou (CPH n°777). Pour ces deux traitements, des résultats d'essais de phase II sont attendus à la fin de l'année. Dans son portefeuille, Transgene possède en outre le TG1050 dans le traitement de l'hépatite B chronique, dont les premiers résultats de phase I/Ib sont attendus fin 2017, et deux virus oncolytiques, Pexa-Vec (carcinome hépatique) et TG6002 (glioblastome). Pour mener à bien tous ses essais, la société strasbourgeoise prévoit une consommation de trésorerie de l'ordre de 30 M€ en 2017.

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