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Transgene confiant pour l'avenir

L.H.

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Après une remontée significative en 2016 (CPH n°795), la société de biotechnologie spécialisée dans la conception et le développement des immunothérapies reposant sur des vecteurs viraux dresse un bilan plus mitigé, mais toutefois satisfaisant pour l'exercice 2017. Les résultats sont en ligne avec les prévisions annoncées l'an dernier. Sa consommation nette de trésorerie est même légèrement en deçà de ses attentes : 28,1 millions d'euros contre 30 M€ envisagés (CPH n°795). Pour l'exercice 2016, elle s'élevait à 30,6 M€. « Nous avons réussi à réduire notre consommation de trésorerie en 2017 malgré l'accélération de notre plan de développement, les nombreux essais cliniques en cours, et un paiement d'étape à SillaJen de 3,8 millions d'euros », se félicite Jean- Philippe Del, directeur financier de Transgene. Il n'en va pas de même pour la perte nette, qui grimpe à 32,2 M€ contre 25,2 M€ pour l'exercice 2016. Une augmentation que le groupe justifie par une baisse des revenus de l'ordre de 2 M€ et une augmentation des dépenses opérationnelles. La charge opérationnelle est en effet passée de 33 M€ en 2016 à 36 M€ en 2017, avec des dépenses de R&D en hausse de 15 % à 30,4 M€. Fin 2017, la trésorerie disponible de Transgene s'élevait à 41,4 M€, contre 56,2 M€ fin 2016. Une trésorerie qui inclut notamment les 13,5 M€ de produit net issus de l'augmentation de capital réalisée en novembre 2017 (CPH n°822). La société du groupe Mérieux dispose donc d'une visibilité financière jusqu'à mi-2019. « Nous sommes à un moment charnière de la vie de la société. Tout ce que nous avons mis en place va porter ses fruits », a déclaré Philippe Archinard, p-dg de Transgene. Pour 2018, le groupe s'attend à une consommation de trésorerie comparable à celle de 2017. En ce qui concerne ses revenus, il mise sur sa plateforme Invir.IO, lancée en septembre 2017 : « Nous attendons beaucoup de cette plateforme oncolytique Invir.IO en termes de création de valeur », a souligné Philippe Archinard. Cette année, Transgene prévoit de consacrer les deux tiers de ses dépenses de recherche préclinique sur cette plateforme et les candidats virus oncolytiques.

Une nouvelle génération de virus oncolytiques grâce à la plateforme Invir. IO

La plateforme technologique brevetée Invir.IO permet de développer une nouvelle génération de virus oncolytiques. Ces derniers peuvent intégrer de nombreux transgènes codant pour « un arsenal d'armes anticancer spécifiques ». Transgene ambitionne donc de développer des thérapies au travers de collaborations lui donnant accès à des transgènes présentant un intérêt clinique dans le but de les vectoriser dans un virus oncolytique breveté par le biais de la plateforme. En 2017, la société strasbourgeoise a signé deux accords collaboratifs lui donnant accès à des séquences de transgènes, d'abord avec le spécialiste du diagnostic in vitro Randox en octobre (CPH n°817) puis avec l'entreprise suédoise BioInvent en décembre (CPH n°826). À ce jour, dix candidats virus oncolytiques sont en cours d'évaluation préclinique. Au total, en 2017, Transgene a lancé sept essais cliniques dans le cadre de plusieurs collaborations, avec Bristol Myers-Squibb et Merck KGaA. Transgene attend au total, en 2018, les résultats de neuf études cliniques. « Notre expertise en vaccins thérapeutiques et virus oncolytiques, confirmée par nos récentes avancées, nous permet d'aborder 2018 avec confiance », a conclu Philippe Archinard.

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