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Traitement de l'eau /Lyonnaise des Eaux et bioMérieux associent leurs compétences dans la puce à ADN

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Le numéro un mondial de la distribution d'eau potable, Lyonnaise des Eaux, et bioMérieux, le numéro un mondial de la bactériologie, ont annoncé leur association dans un projet ambitieux de recherche industrielle. Ce partenariat a été baptisé Aquagen et il repose sur l'application au traitement de l'eau d'une technologie prometteuse : la puce à ADN. Le budget engagé dans ce projet s'élève à 55 MF (8,5 M d'euros). " Cette collaboration se justifie par la nécessité d'aller plus vite dans les différentes analyses requises au contrôle de l'eau potable " déclare Gérard Payen, directeur général de l'eau de Suez-Lyonnaise des Eaux. En effet, l'identification de chaque micro-organisme recherché nécessite une analyse spécifique, or la technologie de la puce à ADN peut identifier, en une seule fois, plusieurs dizaines de micro-organismes, ce qui conduit alors à d'importantes économies d'échelles et à un gain de temps considérable. Actuellement, une analyse microbiologique complète revient à 20 000 F. Or, les premières évaluations montrent que l'analyse par puce à ADN pourrait coûter jusqu'à dix fois moins cher. En outre, elle est beaucoup plus rapide puisqu'elle peut donner les résultats d'analyses en moins de quatre heures. Signalons que pour desservir 14 millions d'habitants en France, Lyonnaise des Eaux réalise plus de 700 000 analyses par an, dont 130 000 analyses microbiologiques. Et G. Payen ajoute qu'" entre 1996 et 1997, le nombre d'analyses s'est accru de 14% et la réglementation ne cesse de se durcir ". La puce à ADN a été mise au point par la firme californienne, Affymetrix, pionnier et leader mondial de ce domaine, avec laquelle bioMérieux a signé un accord de partenariat technologique en 1996 lui permettant d'avoir accès à cette technologie et de l'appliquer au diagnostic. Ainsi, l'équipe du Centre International de Recherche sur l'Eau et l'Environnement (CIRSEE) de Lyonnaise des Eaux basé au Pecq (Yvelines), s'est intéressée aux travaux menés par bioMérieux concernant la puce à ADN, " ce qui nous a conduit tout naturellement à rentrer en contact, il y a environ deux ans, avec les équipes de recherche de bioMérieux " explique Patricia Renaud, directrice du CIRSEE. Progressivement, les deux équipes ont étudié la faisabilité de la puce à ADN appliquée au traitement de l'eau jusqu'à la création d'Aquagen " qui, d'une certaine manière, concrétise et officialise notre collaboration "ajoute Patricia Renaud. Le programme établi entre les deux partenaires comporte deux grandes pha- ses : une étude R & D de deux ans au cours de laquelle sera mis au point le prototype d'une puce à ADN spécifiquement adaptée à la détection simultanée des micro-organismes cibles (bactéries, virus, parasites) ; il s'en suivra alors une autre étude de trois ans de validation et d'industrialisation de la puce à ADN. Ce qui signifie que cette technologie innovante ne sera pas appliquée avant quatre ans. Sa fabrication industrielle est prévue pour s'étaler entre 2001 et 2003. Elle sera mise à la disposition de la concurrence et bioMérieux pourra la commercialiser pour son propre compte en fonction des partenariats. L'objectif de Lyonnaise des Eaux étant de faire valider cette technologie comme standard international. n

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