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Toulouse/SNPE redéploie ses activités de chimie fine sur Isochem

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La direction de SNPE a annoncé que " l'ensemble " de ses activités " pérennes et rentables " de chimie fine à Toulouse seraient regroupées au sein de sa filiale Isochem. Isochem (40 salariés) a été autorisée le 8 juillet dernier à reprendre ses activités suspendues depuis l'explosion de l'usine chimique voisine AZF le 21 septembre 2001. La SNPE n'a été autorisée à reprendre que ses seules activités non liées au phosgène, soit un tiers seulement de sa production. Estimant que le plan social, qui va supprimer 492 emplois dans le groupe (dont 402 à Toulouse), est " rendu inévitable " par l'arrêt de ces activités, la SNPE fait part de son objectif de " créer une plate- forme Chimie fine de 200 emplois après une période de reconquête commerciale ". Sur les 451 salariés de la SNPE Toulouse, seuls 155 conserveront leur emploi. La direction prévoit parallèlement de conserver " 50 emplois supplémentaires au titre de la reconversion du site pendant deux ans ". Le groupe précise également que " certains ateliers, bien qu'hors phosgène, ne pourront pas être réactivés car leur clientèle n'a pas pu accepter les longs délais d'autorisation de redémarrage ". Actuellement, seules six des neuf activités du périmètre non liées au phosgène, et donc autorisées à redémarrer depuis le 31 juillet, ont été relancées, les trois autres, qui représentent entre 50 et 60 emplois, étant abandonnées pour cause de non-rentabilité. D'autres ateliers ne seront réactivés " qu'après vérification de leur rentabilité à moyen et long terme ". Concernant les 90 suppressions d'emplois en dehors du site de Toulouse (53 à Paris et 38 à Sorgues dans le Vaucluse), la direction évoque " les conséquences financières de la situation toulousaine " et leur " impact " sur les autres activités du groupe. Un conseil d'administration se tiendra le 4 septembre pour entériner ce projet de restructuration. Les mesures de reconversion du site de Toulouse y seront examinées. Le plan social et les mesures d'accompagnement seront présentées lors d'un troisième comité central d'entreprise (CCE) le 12 septembre, conclut la SNPE. De leur côté, les élus du CE de Toulouse de la SNPE ont affirmé leur refus du "plan de réindustrialisation" du groupe annoncé lors du CCE parisien. Une cinquantaine de salariés s'est rassemblée devant l'immeuble où se tenait la réunion pour soutenir leurs représentants. L'intersyndicale (CGT-CFDT-FO-CGC) devrait décider des actions à mener dans les prochains jours. De source syndicale, les salariés de la SNPE " eux aussi victimes de l'explosion d'AZF " comptent notamment se faire entendre par le président de TotalFinaElf, Thierry Desmarest, qui doit venir rencontrer à Toulouse les salariés de l'usine AZF, définitivement fermée. Sur le plan juridique, les syndicats ont déposé 2 référés devant le tribunal administratif contre les arrêtés préfectoraux du 21 septembre 2001 et contre la décision du Premier ministre du 1er juillet qui interdit le phosgène dans la seule ville de Toulouse.

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