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Teva annonce la suppression de 14 000 emplois en deux ans

Laura Hendrikx

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Le géant israélien va mettre en oeuvre un plan de restructuration de deux ans et des mesures permettant de redresser sa situation financière. Teva envisage de sabrer plus de 25 % de ses effectifs mondiaux.

Deux semaines après l'annonce de sa nouvelle structure organisationnelle et de changements au sein de son équipe direction (CPH n° 824), Teva a dévoilé le détail de son plan de restructuration, dont l'ampleur dépasse les prévisions qui avaient été faites au cours des dernières semaines. Le groupe prévoit de licencier pas moins de 14 000 personnes à travers le monde, soit plus de 25 % de ses salariés ! La majorité de ces emplois seront supprimés en 2018, et la plupart des salariés touchés en seront informés au cours des trois prochains mois. Le groupe a indiqué que des consultations avec les représentants des salariés devraient débuter très prochainement. À l'heure actuelle, la priorité absolue de Teva est de redresser sa situation financière en stabilisant ses résultats d'exploitation et flux de trésorerie. L'objectif est de réduire ses coûts totaux, qui s'élèvent à environ 16 milliards de dollars, de 3 Mrds $ d'ici la fin de l'année 2019. Le groupe ambitionne de réaliser la moitié de cette réduction en 2018. Teva envisage par ce biais de réduire sa dette, qui s'élevait à 34,7 Mrds $ lors de la présentation des résultats du groupe au troisième trimestre le 30 septembre 2017, d'ici à quatre ans. Le groupe a souligné qu'il ne prévoyait pas de lever des fonds, et que sa charge de restructuration devrait s'élever à environ 700 M$ en 2018.

Outre les licenciements, ce plan de restructuration implique la fermeture ou la cession d'un nombre considérable d'installations de R&D, mais également de sièges, de bureaux et d'unités de production dans les différentes zones où le groupe est implanté. Sans plus de détail à ce stade. En août, Teva avait déjà annoncé des mesures similaires pour six usines en 2017, puis neuf autres en 2018 (CPH n°811). Le groupe envisage également de passer en revue tous ses programmes de R&D, et d'optimiser son portefeuille de médicaments génériques. Pour mener à bien ce dernier point, le génériqueur prévoit d'abandonner les produits qui ne répondent pas à ses nouveaux standards de rentabilité, de rationaliser le réseau de production, d'approvisionnement et de R&D et enfin d'ajuster le prix de certains segments de son portefeuille afin de mieux refléter les coûts de structure et les conditions du marché. D'autres mesures ont été prises, comme la suspension immédiate des dividendes sur ses actions ordinaires et sur les certificats de dépôt. De plus, le bonus annuel de 2017 ne sera pas payé, étant donné que les résultats financiers du groupe sont significativement inférieurs aux objectifs. La compagnie a également indiqué qu'elle allait étudier d'autres opportunités de cession pour ses actifs non essentiels.

Les difficultés financières de Teva sont notamment liées à l'érosion des prix de ses génériques aux États-Unis, non compensée par les volumes vendus. De plus, des médicaments génériques sont venus concurrencer son produit leader, le Copaxone, utilisé dans le traitement de la sclérose en plaques. En février, le groupe présentera ses résultats annuels et ses orientations stratégiques pour 2018. Sa stratégie sur le long terme sera dévoilée plus tard dans l'année.

 

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