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Système nerveux central : Rhenovia met à disposition sa plateforme de biosimulation

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Système nerveux central : Rhenovia met à disposition sa plateforme de biosimulation

Après un premier accord avec Sanofi-Aventis qui a porté ses fruits, Rhenovia peut aujourd'hui mettre à disposition des sociétés pharmaceutiques et biotechnologiques sa plateforme de biosimulation du système nerveux. La jeune société est en discussions avec plusieurs acteurs et pourrait bien annoncer la conclusion d'un ou deux contrats d'ici à la fin de l'année.
Après un premier accord avec Sanofi-Aventis qui a porté ses fruits, Rhenovia peut aujourd'hui mettre à disposition des sociétés pharmaceutiques et biotechnologiques sa plateforme de biosimulation du système nerveux. La jeune société est en discussions avec plusieurs acteurs et pourrait bien annoncer la conclusion d'un ou deux contrats d'ici à la fin de l'année. Développée au cours des trois dernières années, la plateforme de biosimulation de Rhenovia Pharma reproduit sur ordinateur la transmission nerveuse synaptique, simule les fonctions du cerveau (apprentissage, mémoire, etc.) et crée des modèles élémentaires des réactions biologiques qui ont lieu. Son objectif : « accélérer la recherche et le développement de médicaments dans le domaine du système nerveux, en diminuer les coûts et réduire ainsi le temps d'accès au marché », déclare Serge Bischoff, p-dg de Rhenovia. Grâce aux premiers résultats très prometteurs obtenus dans le cadre d'un accord avec Sanofi-Aventis, la société peut aujourd'hui mettre cette plateforme à la disposition d'autres sociétés pharmaceutiques et biotechnologiques. En effet, depuis l'automne 2007, Rhenovia mène des projets pilotes avec Sanofi-Aventis (CPH n°396), qui ont fourni une validation de la preuve de concept sur certaines molécules en phase I/II pour des déficits cognitifs. « La validation expérimentale (in vitro et in vivo) des modèles que nous avons prédits est en cours chez Sanofi-Aventis », se réjouit Serge Bischoff. Compte tenu des résultats encourageants, Sanofi est en discussion avec la start-up sur un nouveau projet collaboratif. Par ailleurs, « nous discutons actuellement avec cinq bigs pharma et une grosse société de biotechnologies au niveau mondial », poursuit Serge Bischoff, qui prévoit d'annoncer la conclusion d'un ou deux contrats d'ici à la fin de l'année. Rhenovia cherche également à s'associer à de grands instituts de recherche, des organismes ou associations de malades pour le développement de nouvelles plateformes. La société devrait ainsi annoncer prochainement un contrat avec le NIH (National Institute of Health) américain. La plateforme de Rhenovia peut être utilisée depuis le stade de la découverte, jusqu'aux stades précliniques et cliniques afin d'identifier les meilleures cibles moléculaires, d'améliorer l'activité des candidats médicaments ou encore d'évaluer des combinaisons de médicaments efficaces. Elle peut également être appliquée aux médicaments déjà sur le marché et dont le brevet arrive à échéance dans l'objectif de prolonger leur cycle de vie. Plateforme initialement dédiée au domaine du système nerveux central, les champs thérapeutiques sont en réalité très larges. « Notre plateforme trouve des applications directes dans le domaine des maladies de l'œil, mais également dans celui du système nerveux périphérique : contrôles des muscles et de la douleur notamment », ajoute le p-dg de Rhenovia. Une levée de fonds de plus de 330 000 euros en 2009 D'autres sociétés travaillent sur la biosimulation appliquée à d'autres champs thérapeutiques : diabète, maladies cardiovasculaires ou asthme. Et le p-dg n'exclut pas de signer des partenariats avec de telles sociétés. Reste que dans le seul domaine de la maladie d'Alzheimer, où les traitements actuellement sur le marché sont d'une efficacité discutable, le potentiel est énorme. Alors que 70 % des patients sont non-traités, le marché pourrait passer en quelques années de 10 milliards de dollars à plus de 30 Mrds $ (7,5 à plus de 22,5 Mrds €). Quant aux perspectives financières de Rhenovia, Serge Bischoff espère trouver pour l'année 2009 un soutien auprès de business angels à hauteur de 330 000 ou 380 000 euros. Le chiffre d'affaires de la start-up devrait s'élever à 180 000 € en 2009, contre 112 000 € sur les 18 premiers mois d'exercice de la société. Les prévisions pour 2010 s'élèvent à 370 000 €. Juliette Badina

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