Nous suivre Industrie Pharma

Stratégie : Sanofi-Aventis lifte sa R&D

Sujets relatifs :

,
Quatorze projets en développement viennent de quitter le pipeline du leader pharmaceutique français.
Quatorze projets en développement viennent de quitter le pipeline du leader pharmaceutique français. En début d'année, Chris Viehbacher, le nouveau directeur général de Sanofi-Aventis, avait promis que le portefeuille de R&D du groupe serait revu au printemps. C'est chose faite donc, avec une grande lessive en cours. Car au-delà des quatorze produits supprimés, quatre autres sont encore dans l'attente d'une décision, prévue dans les prochains mois, en fonction notamment des résultats à venir d'essais cliniques. Sont ainsi sur la sellette le neurotrophique xalidoprène et l'anti-thrombotique idabiotaparinux, en phase III, ainsi que l'antagoniste CB1 dans la schizophrénie et le vaccin contre le virus du Nil occidental, en phase II. D'ores et déjà, Sanofi-Aventis a réduit la voilure de 65 à 51 projets dans son pipeline avec donc la suppression de quatre produits en phase III, quatre en phase II et six en phase I. Parmi les plus grandes victimes, cinq projets de vaccins et trois projets dédiés au système nerveux central. Selon Marc Cluzel, senior vice-président R&D, en plus d'affiner les choix d'investissements, cette revue du portefeuille est destinée à offrir au groupe « une meilleure flexibilité afin de mieux réallouer certaines de nos ressources internes vers des ressources externes ». Car, à l'image du rapprochement avec la société biopharmaceutique américaine BiPar (CPH n°463), Sanofi-Aventis a bien conscience qu'il va falloir renforcer sa R&D et « ajouter de nouveaux produits à ce pipeline », confirme Chris Viehbacher. Un effort qu'il va falloir effectuer, en plus des ressources internes, à travers des acquisitions de produits ou des partenariats. Collaborations et partenariats représentent actuellement 27 % de l'ensemble des projets menés en R&D. Le modèle enclenché avec BiPar, et qui n'est pas sans rappeler les débuts du partenariat entre Roche et Genentech, semble d'ailleurs montrer la voie. La société californienne n'a ainsi pas vocation à être intégrée dans le groupe, Chris Viehbacher souhaitant que BiPar reste « indépendant ». Outre la croissance interne et externe, le nouveau modèle pour l'orientation de la R&D du groupe veut s'appuyer sur un certain nombre de critères supplémentaires. Bien entendu, le degré d'innovation. Mais aussi les critères commerciaux et d'accès aux marchés, la valeur potentielle des produits en développement et l'étendue des risques engagés. L'objectif est « d'évaluer ce que sera la pharmacie en 2015 » et de s'y « adapter », précise Marc Cluzel. À ce titre, Sanofi-Aventis a récemment rencontré les organismes payeurs et les autorités régulatrices des marchés en Europe et aux États-Unis et s'apprête à faire de même très bientôt en Asie. D'après Marc Cluzel, Sanofi-Aventis envisage désormais de « revoir son pipeline sur une base mensuelle ». Du côté de l'éclosion du pipeline, le groupe portera en tout cas dans les prochains mois une attention toute particulière à son anti-arythmique Multaq (dronédarone), qui vient de recevoir un avis positif de la FDA et qui est en attente d'enregistrement en Europe (CPH n°459). Côté financier, les frais de R&D ont augmenté de presque 6 % au 1er trimestre 2009, à 1,15 Mrd €, en partie du fait de charges de 54 M€ liés à l'abandon des quatorze produits en développement. J.C.
Lovenox : Sanofi- Aventis débouté aux Etats-Unis Le groupe français vient de perdre sa longue bataille aux États-Unis pour la protection de son blockbuster Lovenox (enoxaparine sodique). La Cour suprême américaine a rejeté l'appel de Sanofi- Aventis pour confirmer la validité du brevet de cet anticoagulant dans le cadre d'un procès qui l'oppose aux groupes de génériques Teva (Israël) et Amphastar (États-Unis). Lancé en 1987, Lovenox ne sera donc pas protégé jusqu'en 2012 sur le territoire américain grâce à ce brevet. Aucune copie de cet antithrombotique n'a encore reçu l'approbation de la FDA pour une mise sur le marché malgré les demandes ces dernières années. Lovenox est le premier médicament du groupe. Au 1er trimestre, il a généré des ventes de 762 M€, soit plus de 10 % du chiffre d'affaires total de Sanofi- Aventis (7,1 Mrds €), dont 468 M€ rien qu'aux États-Unis.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Pharma

Nous vous recommandons

Kulminéo, une approche terrain pour booster la performance de l’industrie pharmaceutique

Expertise

Kulminéo, une approche terrain pour booster la performance de l’industrie pharmaceutique

Après 35 années de carrière en industrie et conseils multi-secteurs, Marc Jadot, fondateur et président de Kulminéo, s’est forgé une conviction profonde : « La performance[…]

Chloroquine/Covid-19 : « Je plaide pour son utilisation immédiate, très large, mais sous condition  »

Chloroquine/Covid-19 : « Je plaide pour son utilisation immédiate, très large, mais sous condition »

Les « pharma papers » dénoncent 14 millions de liens d'intérêts

Les « pharma papers » dénoncent 14 millions de liens d'intérêts

Patrick Hibon de Frohen : Nouveaux métiers ou mutations et évolutions des compétences ?

Patrick Hibon de Frohen : Nouveaux métiers ou mutations et évolutions des compétences ?

Plus d'articles