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Stratégie:Roche veut céder sa filiale Cenexi

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« Roche, actionnaire à 100 % de Cenexi, étudie l'opportunité de céder sa filiale de façonnage à un partenaire éventuel », d'après une porte-parole du groupe. Cenexi, filiale industrielle de Roche constituée début 2004 à partir du site de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), est spécialisée dans le façonnage pour le compte de sa société mère et de sociétés tierces (30 %). Deux ans plus tôt (CPH n°339), le groupe annonçait qu'une cession n'était pas au programme, même si, « force est de constater qu'avec une spécialité dans les injectables, les formes solides et pâteuses, ce site ne sera pas en mesure de mettre en forme les futurs médicaments de Roche, notamment ceux issus des biotechnologies ». La firme bâloise est en train de vivre une mutation rapide des molécules chimiques classiques vers les produits issus des biotechnologies, comme les anticancéreux. Pour ces nouveaux médicaments, Roche a préféré investir en Suisse ou en Allemagne, plutôt qu'en France. « Il ne s'agit pas de décider dans l'urgence une mesure dictée par les circonstances. La décision, qui correspond à l'axe stratégique du groupe, ne sera prise que si elle est constructive pour Cenexi comme pour Roche », ajoute la porte-parole. « Le façonnage n'est pas le cœur de métier de Roche qui concentre ses efforts sur les nouvelles voies thérapeutiques, le dépistage précoce, la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies ». Il s'agit donc d'adosser Cenexi à un partenaire ayant la volonté de procéder aux investissements nécessaires à son développement pour en faire un leader sur le marché international du façonnage. Dans l'hypothèse d'une cession, Roche resterait lié à Cenexi par un contrat d'approvisionnement. Un nombre croissant de sites français mis en vente Roche avait déjà vendu son usine de Brétigny-sur-Orge (Essonne), au sous-traitant Delpharm en 1994. Si le suisse cède Cenexi, il ne comptera plus de site de production en France. Sa présence se limitera à son siège de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), son centre de distribution à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), son centre de recherche à Strasbourg (Bas-Rhin), et le siège de sa branche diagnostic à Meylan (Isère). La mise en vente de l'usine de Fontenay n'est pas vraiment une surprise pour les 489 salariés du site. « Le site est en surcapacité », explique un représentant du personnel au journal Les Échos. « Il n'a pas réussi à produire suffisamment pour des tiers », ajoute t-il. Ces dernières années, les laboratoires pharmaceutiques ont été nombreux à vendre des sites de production à des sous-traitants pharmaceutiques, comme le grec Famar ou les français Fareva et Delpharm. Trois autres sont actuellement en vente: l'allemand Boehringer Ingelheim est en négociation avec Delpharm, l'américain Johnson & Johnson cherche à céder son site d'Orléans, et le belge Solvay veut se séparer de son usine de Fontaine-lès-Dijon (Côte-d'Or).J.B.

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