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Shire débourse 4,2 Mrds $ pour Viropharma

Audrey Fréel

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Shire débourse 4,2 Mrds $ pour Viropharma

Les ventes par produits de l'activité Maladies rares de Shire, une fois l'acquisition bouclée

© Source : Shire

L'Américain Viropharma devrait tomber dans l'escarcelle de Shire dans les prochaines semaines, dans le cadre d'une transaction de 4,2 Mrds $. Cette acquisition permettra au groupe britannique de muscler ses positions dans les maladies rares.

Le laboratoire britannique boucle l'année 2013 avec une opération de taille. Il propose 4,2 milliards de dollars (3,3 Mrds €), soit 50 $ par action, pour s'offrir Viropharma, une société pharmaceutique américaine spécialisée dans les maladies rares. Les deux groupes ont déjà signé un accord de reprise et leurs conseils d'administration ont, à l'unanimité, approuvé ce projet. L'opération représente une prime de 27 % par rapport au cours de clôture du titre de Viropharma le 8 novembre, soit la veille de l'annonce. Elle devrait être finalisée fin 2013 ou début 2014. Des synergies annuelles de 150 millions de dollars sont attendues d'ici 2015.

« L'acquisition de Viropharma va immédiatement bénéficier à Shire et est entièrement cohérente avec notre objectif stratégique de renforcer notre portefeuille dans les maladies rares », a expliqué Flemming Ornskov, p-dg de Shire. Fondé en 1994, Viropharma est basé à Exton, en Pennsylvanie (États-Unis). En 2012, son chiffre d'affaires s'est élevé à 428 M$, pour un effectif de 410 salariés. Cette année, la société devrait dégager des ventes comprises entre 445 et 465 M$. Son produit phare est le Cinryze (inhibiteur de la C1 estérase humaine), un traitement prophylactique de l'angio-œdème héréditaire (AOH), une maladie rare. Lancé en 2009 aux États-Unis, il a généré un chiffre d'affaires de 321 M$ l'an dernier dans ce pays. Ce produit est complémentaire à un autre médicament de Shire, le Firazyr (icatibant), qui est indiqué pour traiter les crises aiguës d'AOH.

Le Cinryze permettra de muscler considérablement la division dédiée aux maladies rare de Shire, qui devrait peser environ 2 Mrds $ de ventes une fois l'acquisition finalisée. Outre ces deux traitements de l'AOH, elle sera composée de trois autres traitements : le Replagal (agalsidase alpha) pour la maladie de Fabry, l'Elaprase (idursulfase) pour le syndrome de Hunter et le VPRIV (vélaglucérase alfa) pour la maladie de Gaucher.

Le laboratoire britannique mettra également la main sur deux autres médicaments récemment lancés en Europe : le Plenadren (hydrocortisone) et le Buccolam (midazolam oromucosal). Le premier traite l'insuffisance surrénale chez les adultes et sera intégré à l'activité Médecine interne de Shire. Le deuxième est indiqué pour les crises convulsives prolongées du nourrisson, de l'enfant et de l'adolescent et viendra étoffer le portefeuille de produits du groupe britannique dans les neurosciences. Viropharma dispose également d'un pipeline prometteur, avec plusieurs molécules à différents stades de développement. Autant d'atouts qui ont séduit Shire et l'ont poussé à casser la tirelire pour mener à bien l'opération. Et il n'était vraisemblablement pas le seul à convoiter la société américaine. D'après Reuters, plusieurs groupes pharmaceutiques, dont Sanofi, auraient aussi jeté leur dévolu sur Viropharma.

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