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Servier accusé de ne pas verser les indemnisations aux victimes du Mediator

C.B.

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Fin août, une trentaine de personnalités, dont Didier Sicart, médecin, ancien Président du Comité consultatif national d'éthique (CCNH), Rony Brauman, médecin et ancien président de Médecins sans frontières (MSF) ou encore le philosophe Michel Serres, se sont mobilisées dans un texte publié sur Internet contre le laboratoire Servier, l'accusant de retarder l'indemnisation des victimes du Mediator. Le « Manifeste 30 », lancé le 26 août à l'initiative d'Irène Frachon, pneumologue ayant mis sur le devant de la scène le scandale du Mediator dès 2007, a déjà mobilisé plus de 5 800 signataires. Le texte pointe les procédures mises en oeuvre par les avocats du laboratoire afin de retarder l'indemnisation des victimes, alors que « l'état de nombreuses victimes ne cesse de se dégrader ». Une attitude « contraire à l'éthique scientifique et pharmaceutique », souligne le manifeste. Car si l'enquête pénale concernant le Mediator s'est terminée début 2014, le procès a été repoussé pour la seconde fois à une date ultérieure. Par ailleurs, l'année dernière, l'Oniam (Office national d'indemnisation des victimes d'accidents médicaux) a réévalué les indemnités accordées aux victimes du Mediator.

Servier réfute les accusations

De son côté, les laboratoires Servier ont tenu à clarifier la situation et ont publié un communiqué, le 27 août, réfutant ainsi « les accusations portées à leur encontre » et soulignant continuer de « traiter avec attention et respect pour les patients, tous les dossiers qui leur sont présentés par l'Oniam ». Le groupe indique, qu'au total, 5 350 dossiers ont été étudiés par les experts de l'Oniam. Sur les 1 300 retenus et transmis à Servier pour l'indemnisation, seuls huit cas n'ont pas reçu, « pour le moment », d'offre d'indemnisation. « Deux en raison d'un retard de traitement dû à l'afflux de dossiers en juin, quatre autres parce qu'ils avaient précédemment reçu un avis de rejet de l'Oniam et enfin deux autres pour lesquels une expertise en présence du patient a été demandée », précise Servier. Le Mediator, interdit depuis fin 2009, fut prescrit pendant 30 ans, d'abord comme antidiabétique puis largement détourné comme coupe-faim. Selon une expertise judiciaire, le médicament pourrait être responsable, à long terme, de 2 100 décès.

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