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Sanofi en bonne santé

Audrey Fréel

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Les compteurs sont au vert pour Sanofi en 2015. Bénéfice et ventes ont affiché une croissance positive. En 2016, le groupe va poursuivre sa restructuration et n'exclut pas la possibilité de procéder à une acquisition de plusieurs milliards d'euros.

Le géant pharmaceutique français a présenté de solides résultats pour l'année 2015, dopés par des taux de change favorables. Le chiffre d'affaires a bondi de 9,7 %, à 37,06 milliards d'euros. De son côté, le bénéfice net s'est élevé à 7,37 Mrds €, en croissance de 7,7 %. Mais à taux de change constant, la croissance est moins spectaculaire. Les ventes ont progressé de 2,2 % et le bénéfice net a accusé un retrait de 0,9 %. Si la plupart des activités du groupe se sont bien portées l'an dernier, le segment diabète est resté à la traîne. « Dans le diabète, les ventes ont diminué de 6,8 % (à 7,58 Mrds € et à taux de change constants, ndlr), soit une perte de 500 M€. En excluant cette régression, le chiffre d'affaires aurait progressé d'environ 5 % (tcc, ndlr) », a expliqué Olivier Brandicourt, le directeur général de Sanofi. Les ventes du secteur ont été plombées par la faible performance du Lantus (insuline glargine), dont le chiffre d'affaires a dégringolé de 10,8 %, à 6,39 Mrds €. Ce médicament a été soumis à une forte pression des prix, notamment aux États-Unis, encouragée par la concurrence de biosimilaires de l'insuline glargine.

Toutefois, la bonne performance de Genzyme, dont le chiffre d'affaires a bondi de 29,5 % à 3,66 Mrds €, a permis de compenser les ventes moroses dans le diabète. Cette division a été boostée par les ventes de ses traitements de la sclérose en plaque, Aubagio et Lemtrada. Le premier a vu son chiffre d'affaires exploser de 77,8 %, à 871 M€. Approuvé par la FDA fin 2014, le deuxième a, quant à lui, fait une bonne percée avec un chiffre d'affaires de 243 M€. Les traitements des maladies rares, comme le Cerezyme (757 M€, +1,3 %), le Myozyme (650 M€, +12,4 %) et le Fabrazyme (592 M€, +17,2 %), ont également affiché une croissance positive de leurs ventes.

Autre segment réjouissant pour le groupe : Sanofi Pasteur. Avec un chiffre d'affaires d'1,44 Mrd €, cette division dédiée aux vaccins a progressé de 15 % l'an dernier. Et les ventes devraient rester dynamiques par la suite. « Fin 2015, Sanofi Pasteur a lancé Dengvaxia, le premier vaccin contre la dengue. Les premières livraisons sont arrivées fin janvier aux Philippines », a informé Olivier Brandicourt.

La santé animale, que Sanofi est en train d'échanger contre les OTC de Boehringer, a également affiché une croissance à deux chiffres de son chiffre d'affaires, qui s'élève à 2,51 Mrds € (+ 10,8 %).

Sur le plan financier, cette année devrait avoir les mêmes couleurs que 2015 puisque le patron de Sanofi prévoit de stabiliser ses bénéfices par action. « Au niveau du portefeuille de produits en développement, 2016 sera une année très active. Nous prévoyons de démarrer six études de phase III », a par ailleurs indiqué Olivier Brandicourt. L'objectif de Sanofi est de mettre sur le marché entre une à deux nouvelles molécules chaque année. Le groupe va aussi continuer à déployer son plan de réorganisation 2015-2020. Dans ce cadre, il a récemment annoncé 600 nouvelles suppressions de postes dans l'Hexagone, dont 400 chez Sanofi Winthrop Industrie. « Nous n'avons pas de projet de fermeture de sites », a assuré Olivier Brandicourt. D'autres annonces devraient suivre, notamment à l'étranger. Enfin, la direction du groupe n'exclut pas des acquisitions « de la taille de Genzyme ». En 2011, Sanofi avait mis sur la table 20 Mrds $ pour s'emparer de cette biotech américaine.

Zika : les essais cliniques pourraient démarrer d'ici à un an

Lors de la présentation des résultats, Sanofi a également fait un point sur son projet de vaccin contre le virus Zika. « Le virus Zika appartient à la même famille de virus que ceux de la dengue et de la fièvre jaune, que nous connaissons déjà bien », a expliqué Olivier Brandicourt. De fait, la plateforme technologique développée par Sanofi Pasteur pourrait être optimisée pour le virus Zika. « Nous devrions être prêts à entrer en essais cliniques d'ici à un an », a détaillé le directeur général du groupe. Le développement clinique d'un tel vaccin pourrait prendre trois ans. « Nous resterons très prudents donc cela demandera du temps », a prévenu Olivier Brandicourt. Pour le moment, Sanofi prévoit de débourser plusieurs millions d'euros pour les premières phases de développement.

 

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