Nous suivre Industrie Pharma

Sanofi Aventis, une recherche qui revendique un esprit de start-up

Sujets relatifs :

Sanofi Aventis, une recherche qui revendique un esprit de start-up

À quelques semaines de l'arrivée de Chris Viehbacher à la tête de Sanofi Aventis, le groupe pharmaceutique a convoqué la presse mondiale spécialisée pour faire valoir ses atouts dans le domaine de la recherche. Le groupe peut se prévaloir d'une organisation dans ce secteur quelque peu éparpillée. Il dispose en effet d'une multitude de centres de recherche, plus de 25, répartis sur l'ensemble de la planète. Chacun travaille sur un, deux, voire trois domaines thérapeutiques, sur les six que compte le groupe: thrombose, cardiométabolisme, vaccins, système nerveux central, médecine interne et oncologie. Cette organisation est le fruit de l'histoire. À chaque étape de la construction de son groupe, Jean-François Dehecq a toujours souhaité conserver intactes les compétences en matière de recherche, faisant valoir l'esprit « start-up » de chaque centre de recherche. Sur un secteur thérapeutique donné, par exemple l'oncologie, il faut aller piocher à Bridgewater aux Etats-Unis, à Montpellier ou à Vitry/Alfortville (CRVA) pour réunir des compétences en drug discovery. Mais pour Daniel Schirlin, directeur scientifique du site de Vitry/Alfortville, « ça marche ». Même s'il consent que cette organisation soit un vrai casse-tête en terme de management. L'arrivée du nouveau dirigeant, un ex de Glaxo-
SmithKline, risque-t-elle de bouleverser ce modèle, cher à Jean-François Dehecq? L'avenir nous le dira. Cependant, dans sa plus récente réorganisation (même si elle n'était pas de la responsabilité de Chris Viehbacher), GSK s'est attelé à rediviser ses équipes de développement en groupes de plus petites tailles, payés aux résultats. L'objectif étant de se doter de centres de R&D qui travaillent « de manière semblable à une biotech », pour stimuler l'innovation. L'esprit « start-up » est à la mode.
À l'occasion de ce séminaire, Sanofi Aventis en a profité pour faire un focus sur le domaine de l'oncologie où il occupe une place de numéro deux mondial derrière Roche. Le groupe affiche des ventes de 3,3 milliards d'euros dans ce secteur grâce à ces deux blockbusters: Taxotère (docétaxel) et Eloxatin (oxaliplatine). Son pipeline compte 19 molécules en développement agissant selon les sept mécanismes d'action identifiés pour lutter contre le cancer (anti-angiogénèse, modulateur de l'apoptose, antitélomérases…). Sanofi Aventis combat ainsi le cancer sur tous les fronts. Parmi ses projets les plus avancés, on peut citer l'Aflibercept, l'AVE 8062 et deux nouveaux taxanes (larotaxel et XRP658), tous issus de la recherche du CRVA. Dans le détail, Aflibercept est un nouvel agent anti-angiogénique. Il a été développé dans le cadre d'une alliance avec Regeneron et présente un mécanisme d'action novateur. Ses caractéristiques, comparées aux anticorps monoclonaux, en font potentiellement un anti-angiogénique plus puissant avec un spectre d'activité plus étendu. Un programme de Phase III est en cours dans les indications majeures (cancers du poumon, du pancréas, de la prostate et colorectal). Ce projet est emblématique du mouvement amorcé par Sanofi Aventis dans les biomolécules. Sur un objectif de faire entrer chaque année 20 nouveaux candidats en développement clinique, le groupe s'est fixé d'avoir 20 % de molécules biologiques. AVE8062 (licence d'Ajinomoto) est un agent antitumoral détruisant les micro-vaisseaux tumoraux. Son programme de Phase III comprendra des études dans le traitement en seconde ligne du sarcome avancé et le traitement en première ligne du cancer du poumon non à petites cellules métastasé. Enfin, larotaxel et XRP6258 sont deux taxoïdes semi-synthétiques de seconde génération. Ces nouvelles molécules sont conçues pour surmonter les résistances aux produits existants de cette classe dont est issu le Taxotère. Une étude de Phase III évaluant larotaxel dans le cancer du pancréas est en cours et d'autres indications (sein, vessie) sont également testées. XRP 6258 est actuellement en phase III dans le traitement en seconde ligne du cancer de la prostate non-hormono-dépendant. À ces produits, s'ajoute TroVax, un vaccin thérapeutique anticancéreux, développé en partenariat avec Oxford BioMedica. Sa cible est l'antigène tumoral spécifique 5T4, largement présent dans un grand nombre de tumeurs solides. TroVax est évalué en Phase III dans le cancer rénal métastatique et sera évalué dans le cancer colorectal métastatique. Ce vaccin est le résultat d'une mise en commun des expertises de Sanofi Aventis en oncologie et de Sanofi Pasteur dans le développement de vaccins. À Vitry/Alfortville, Sylvie Latieule

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Pharma

Nous vous recommandons

Nanosive planche sur le futur des crèmes solaires

Nanosive planche sur le futur des crèmes solaires

Grâce à une technologie d'encapsulation d'actifs dans des polymères bioadhésifs, la start-up Nanosive entend mettre au point des écrans solaires plus sûrs et écoresponsables, utilisant moins[…]

17/12/2018 | InnovationDermatologie
L'opération New Deal Biotech vise à attirer des porteurs de projets

L'opération New Deal Biotech vise à attirer des porteurs de projets

DNA Script automatise la production d'ADN par voie enzymatique

DNA Script automatise la production d'ADN par voie enzymatique

Des étiquettes moléculaires contre la falsification

Des étiquettes moléculaires contre la falsification

Plus d'articles