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Sanofi-Aventis achève la première phase de Biolaunch

A Vitry-sur-Seine, Julien Cottineau

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François Jacob, biologiste lauréat du prix Nobel de médecine en 1965 pour ses travaux sur le rôle de l'ARN messager, a donné son nom aux nouveaux bâtiments. Sortis de terre en début d'année, les deux bâtiments de Biolaunch sur le site Sanofi-Aventis de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) ont été baptisés la semaine dernière. Un an après le lancement concret du premier grand pôle de bioproduction en France, pour lequel le leader pharmaceutique français investit 200 millions d'euros (CPH n°465), le projet avance dans les temps. Le gros œuvre est achevé, et les équipements commencent à prendre place sur les 17 000 m2 de la nouvelle installation, dont 3 900 m2 de salles blanches. Au total, le site disposera de capacités de 30 m3 de bioréacteurs sur « deux étages de production indépendants dotés de lignes multi-produits », précise Jean-Philippe Lopez, directeur du projet Biolaunch. 2011 sera essentiellement consacré à la qualification des bâtiments et des équipements, et le démarrage des productions est prévu pour début 2012. Outre le Laboratoire français de fractionnement et des biotechnologies (LFB), avec qui Sanofi-Aventis a fondé en avril un groupement d'intérêt général pour collaborer notamment en matière de culture cellulaire et de purification biologique, d'autres partenaires potentiels sont en discussion avec le groupe pour d'éventuelles collaborations au Biolaunch. « Nous pourrons produire à façon ou établir des partenariats qui vont plus loin, comme des licences », reconnaît Francis Carré, vice-président Chimie et biotechnologies de Sanofi-Aventis, sans pour autant plus de précisions sur les collaborations actuellement en discussion. Les partenaires pourraient être français mais également étrangers, qu'ils soient déjà ou non implantés en France.

Réorganisation et formation

En attendant l'ouverture officielle de Biolaunch, le site de Vitry poursuit sa réorganisation industrielle. Les activités chimiques ont relocalisé majoritairement en France sur d'autres sites du groupe. Socialement, 80 % des solutions de reclassement auraient été finalisées, selon Sanofi-Aventis. Des 640 salariés à l'origine, il ne restera que 316 postes pour Biolaunch et 45 pour les ateliers HAP (molécules à haute activité), comme pour la production de Taxotère (docétaxel). Le reclassement passe aussi via Campus Biotech, l'initiative interne au groupe pour la formation de ces salariés aux compétences en biotechnologies. Pour les trois ans à venir, Sanofi-Aventis prévoit une enveloppe de 10 M€ pour former 700 de ses collaborateurs, dont 550 en France, essentiellement sur les sites de Vitry, de Francfort (Allemagne, site spécialisé dans l'insuline), et celui de Sanofi Pasteur à Neuville-sur-Saône (Rhône).

 

 

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