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Roche suspend sa recherche contre le Sida

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« Par manque de résultats probants sur les études en cours », le Suisse Roche suspend la recherche sur de nouveaux médicaments anti-sida et concentre ses efforts en virologie sur l'hépatite B et C, d'après des informations parues dans le Financial Times.
« Par manque de résultats probants sur les études en cours », le Suisse Roche suspend la recherche sur de nouveaux médicaments anti-sida et concentre ses efforts en virologie sur l'hépatite B et C, d'après des informations parues dans le Financial Times. Cependant, Roche va poursuivre son transfert technologique vers les pays émergents (cinq accords signés avec des sociétés basées en Afrique depuis janvier 2006, CPH n°384), leur permettant de produire des médicaments anti-sida à des coûts réduits. Alors que le groupe n'est pas l'un des plus gros producteurs de traitements anti-HIV, il a été innovant dans le domaine avec le lancement de trois médicaments dont il poursuivra la commercialisation. Fuzeon (enfuvirtide), Viracept (nelfinavir) et Invirase (saquinavir) ont enregistré des ventes de 160 millions de francs suisses (98,6 M?) en 2007. Soit une part des ventes du groupe bien plus faible que celle de thérapies anti-VIH commercialisées par ses concurrents, notamment Gilead, Bristol-Myers Squibb et GlaxoSmithKline. Pour comparaison, les médicaments contre le Sida représentent près des trois quarts des ventes de Gilead, soit plus de 3 Mrds $ (1,9 Mrd?) en 2007. Et BMS avait signé des alliances avec Gilead pour le développement et la commercialisation de l'Atripla (CPH n°281), médicament contre le Sida qui associe Sustiva (efavirenz) de BMS et Truvada (emtricitabine et tenofovir) de Gilead Science. GSK était, quant à lui, un pionnier dans le domaine avec le lancement d'AZT (retrovir) en 1987. Aujourd'hui son portefeuille de traitements anti-VIH s'est élargi et a enregistré des ventes de 1,4 Mrd livres sterling (1,8 Mrd?) en 2007. Plusieurs molécules dans le pipeline « Dans les cinq à six ans à venir, nous ne voyons pas de thérapie qui apporte une amélioration aux thérapies déjà existantes », a précisé Roche. Le Suisse avait pourtant conclu en 2006 un accord avec Trimeris (CPH n°327) pour le co-développement de deux inhibiteurs de fusion dans le traitement du Sida. Les deux peptides,
TR-291144 et TR-290999, auraient pu succéder à Fuzeon, déjà issu d'une collaboration des deux sociétés. Par ailleurs, Genentech, filiale de Roche, avait mis la main sur le pipeline de Tanox (CPH n°360), constitué par huit anticorps monoclonaux dont le plus avancé est TNX-355, un traitement du Sida.
J.B.

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