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Revers fiscal pour la fusion Pfizer-Allergan

La rédaction

La plus grosse opération de fusion du secteur pharmaceutique n'aura pas lieu. Annoncée en fin d'année 2015, la transaction devait atteindre 160 milliards de dollars. Pour le géant américain, l'objectif était double : diversifier son portefeuille de produits et se détacher de la fiscalité américaine. C'est ce dernier point qui a provoqué une levée de boucliers outre-Atlantique, en pleine campagne des primaires à la présidentielle. La réponse du Trésor américain est tombée, début avril. « Pendant des années, les entreprises ont tiré avantage d'un système qui leur permet de déménager leur résidence fiscale à l'étranger pour éviter les impôts américains sans apporter de changements significatifs de leurs activités », a déclaré le Trésor américain. Avant d'ajouter : « aujourd'hui, nous prenons plusieurs mesures supplémentaires pour rendre plus difficiles ces inversions ». Il s'agit là de lutter contre « les serial inversers ». Or Allergan n'en est pas à son coup d'essai. Sous son ancien nom d'Actavis, il a acquis Allergan en 2015 pour 65 Mrds $, Forest Labs, l'année précédente pour 25 Mrds $ et Warner Chilcott pour 5 Mrds $, en 2013.

Face à ces nouvelles mesures, les deux groupes pharmaceutiques ont donc décidé de renoncer à leur rapprochement. Cette décision entre dans la clause « Adverse tax law change » de l'accord. L'échec de cette opération coûtera 150 M$ à Pfizer, pour les dépenses associées à cette transaction.

Ce revers n'est pas le premier pour le laboratoire américain qui s'était cassé les dents sur son OPA hostile sur AstraZeneca en 2014. Pfizer réfléchit maintenant à une séparation de ses activités. « Nous prévoyons de prendre une décision sur la poursuite de la séparation potentielle de nos activités Innovantes et Établies avant la fin 2016, en suivant le planning établi avant l'annonce de la potentielle transaction avec Allergan », a indiqué Ian Read, p-dg de Pfizer. Ces deux activités affichent en effet des dynamiques très différentes. En 2015, la division Innovative Products a enregistré une croissance de 11 % de son chiffre d'affaires qui s'établit à 26,76 Mrds $, tandis que l'activité Established Products a chuté de 14 % pour atteindre 21,59 Mrds $. Au total, en 2015, Pfizer a enregistré un chiffre d'affaires de 48,85 Mrds $, en recul de 2 %. L'année 2016 s'avère ainsi cruciale pour le laboratoire américain.

 

Pfizer réfléchit maintenant à une séparation de ses activités.

 

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