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Résultats : PCAS progresse dans la pharma aux dépens de la chimie de spécialités

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Présentés le 12 février dernier, les résultats annuels de PCAS montrent une progression de l'activité de Synthèse pharmaceutique de 7,9 %, qui représente désormais 72 % du chiffre d'affaires du groupe contre 60 % l'année précédente.
Présentés le 12 février dernier, les résultats annuels de PCAS montrent une progression de l'activité de Synthèse pharmaceutique de 7,9 %, qui représente désormais 72 % du chiffre d'affaires du groupe contre 60 % l'année précédente. Une progression qui se fait aux dépens de l'activité de Chimie fine de spécialité, impactée par la crise et qui subit un recul de 35,5 %. Le chiffre d'affaires global du groupe s'enregistre à 152,5 millions d'euros, en recul de 9,4 % sur un an. « Une baisse limitée sur l'année grâce à la reprise observée au deuxième semestre », indique Éric Moissenot, directeur financier, précisant qu'au premier semestre l'activité Chimie enregistrait un recul de 48,2 %. L'année 2009 a été marquée par des coûts de restructuration de plus de 4 M€ visant à améliorer la compétitivité du groupe. La restructuration est passée par une baisse de l'effectif d'une centaine de personnes. Si l'activité pharmaceutique de PCAS a réussi à progresser, c'est notamment dû à la politique de désinvestissement industriel et d'externalisation de la chimie menée par les grands groupes pharmaceutiques. « Une politique qui conduit les big pharma à nouer et à renforcer des relations à long terme avec des partenaires tels que PCAS », justifie Vincent Touraille, directeur général. PCAS est actuellement retenu par trois des dix premiers laboratoires pharmaceutiques mondiaux : Pfizer, Sanofi-Aventis et J&J. Le groupe entend bien accompagner la croissance du marché et son évolution. Pour cela PCAS va accélérer le développement de nouveaux génériques, « au rythme de deux à trois par an contre un actuellement », ajoute le directeur général, renforcer son kilolab américain (coentreprise avec Nanosyn créée en 2009) et développer une offre portant sur les productions d'excipients et de nutraceutiques. Côté Chimie fine de spécialité, le groupe entend créer des filiales commerciales dans les zones émergentes comme la Chine ou le Brésil « afin de pouvoir répondre à la demande locale dans les meilleurs délais, précise Christian Moretti, président de PCAS, mais sans aucune intention de production dans ces zones ». La chimie verte est également un axe de développement. PCAS entend ainsi renforcer sa collaboration stratégique avec Arkema sur la valorisation du glycérol pour la fabrication d'acroléine d'origine végétale. « L'activité Chimie verte pourrait avoir un impact relativement significatif sur notre chiffre d'affaires à terme », ajoute le président. L'ensemble de ces mesures devraient mener à une reprise de la croissance avec une augmentation de 50 % du chiffre d'affaires d'ici à cinq ans.
J.B.

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