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Résultats 2016 : Teva dope ses ventes grâce à Actavis

H.B.

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Le numéro un mondial des génériques a dévoilé ses résultats financiers pour l'exercice 2016. Globalement, l'Israélien s'en tire bien tandis qu'il digère de grandes acquisitions menées ces dernières années pour se diversifier, notamment celles d'Anda, d'Actavis Generics (CPH n°770) et de Rimsa (CPH n°734). Sur l'ensemble de l'année, le bénéfice net a nettement chuté, à 329 millions de dollars (312 M€) contre 1,59 Mrd $ en 2015. Son chiffre d'affaires culmine à 21,9 Mrds $ pour 2016, soit une hausse de 11 % par rapport à 2015 (à 19,6 Mrds $). Ce résultat s'explique principalement par l'inclusion, après la finalisation de l'acquisition en août dernier, des résultats d'Actavis Generics, précise Teva. Quant au revenu opérationnel du groupe, il est de 2,15 Mrds $ pour 2016, contre 3,35 Mrds $ en 2015. Dans le détail, c'est l'activité générique du groupe qui affiche la plus belle progression, avec près de 12 Mrds $ de ventes en 2016, soit une augmentation de 14 %. Les ventes de médicaments en vente libre (OTC) ont bondi de 34 %, à 1,3 Mrd $. La division médecine de spécialité de Teva peine en revanche à progresser, et affiche un timide +4 %, à 8,6 Mrds $. C'est toujours mieux que pour l'exercice 2015, où Teva avait subi une baisse de 3 % de ses ventes de médicaments de spécialité, essentiellement due à l'arrivée de génériques, notamment d'un générique de son blockbuster Copaxone, prescrit contre la sclérose en plaques. Ce dernier a malgré tout généré 4,2 Mrds $ de ventes en 2016 (+5 %), en grande partie grâce à une augmentation de 7,9 % de son prix de vente en janvier 2016, précise Teva.

Pour 2017, l'Israélien prévoit un chiffre d'affaires compris entre 23,8 et 24,5 Mrds $. « En 2017, notre principal objectif sera d'extraire les synergies liées à la transaction avec Actavis Generics, de générer un rendement supplémentaire dans toute notre organisation, de soutenir la création d'une trésorerie et de rembourser notre dette pour maintenir un bilan solide » a déclaré Yitzhak Peterbug, p-dg par intérim de Teva depuis la démission d'Erez Vigodman début février. Conscient des difficultés du groupe, endetté à hauteur de 35,8 Mrds $ au 31 décembre 2016 (contre 9,9 Mrds $ au 31 décembre 2015), Yitzhak Peterbug a assuré qu'il menait un examen approfondi de l'entreprise afin de trouver des solutions adéquates.

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