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Résultats 2003 : GSK résiste malgré une forte exposition aux génériques

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Le groupe GlaxoSmithKline (GSK) boucle l'année 2003 sur un chiffre d'affaires de 21,4 milliards de livres, (31,1 milliards d'euros) en hausse de seulement 1 % (+5 % à taux de change constants). Un chiffre qui se partage entre la pharmacie pure (18,18 Mrds £) et les produits grands publics comme le dentifrice (3,26 Mrds £).
GSK a néanmoins réussi a améliorer ses marges avec un bénéfice opérationnel de 6,92 Mrds £, en hausse de 3 % (+9 % à taux de change constants). Le bénéfice net qui progresse dans les mêmes proportions, ressort à 4,77 Mrds £. « Nous sommes exposés à un risque générique important à travers trois produits majeurs : l'Augmentin hier, le Paxil aujourd'hui et le Wellbutrin demain, représentant près de 3 Mrds £ de CA » a déclaré Jean-Pierre Garnier, p-dg de GSK. Mais le groupe estime avoir mis en place des parades pour limiter cette exposition. Ainsi, ses dix principaux produits ont enregistré une croissance à deux chiffres. En tête de liste, le Seretide/Advair dans l'asthme boucle l'année avec un chiffre d'affaires de 2,2 Mrds £ en hausse de 39 % et l'Avandamet dans le diabète progresse de 24 % à 931 M£. Parallèlement, le groupe a beaucoup travaillé sur la réduction de ses coûts. De fait, l'année 2004 s'annonce encore difficile, mais GSK table sur un retour à une plus forte croissance dès 2005, grâce notamment à un pipeline de produits bien garni. Plus d'une vingtaine de médicaments à fort potentiel entreront en phase III en 2004 pour assurer la relève. Jean-Pierre Garnier estime d'ailleurs que son groupe dispose de l'un des pipelines les plus prometteurs de la profession. La filiale française plombée par ses antibiotiques Dans un marché français en croissance de 6,8 %, GlaxoSmithKline France a réalisé un chiffre d'affaires de 3,06 milliards d'euros, en hausse de 3,4 %. Troisième groupe pharmaceutique sur le territoire derrière Aventis et Pfizer, la filiale française a été fortement touchée par la baisse du marché des antibiotiques (­5 % en valeur, ­10 % en volume) et comme l'ensemble du groupe par la concurrence féroce de génériques de l'Augmentin (amoxicilline) qui ont absorbé 65 % du marché. Ainsi, avec un chiffre d'affaires de 161 millions d'euros, la partie Antibiotiques a reculé de 19 %. Mais le groupe s'est rattrapé dans ses autres domaines. En effet, sa branche Pharmacie, qui réalise 1,4 milliard d'euros sur le marche français, est présente dans les grands domaines thérapeutiques : le respiratoire (403 millions d'euros de CA en 2003), le système nerveux central (235 millions d'euros), le Sida (219 millions d'euros), l'oncologie et l'anesthésie (93 millions d'euros), les vaccins (161 millions d'euros), la gastro-entérologie et autres domaines (235 millions d'euros). A noter qu'à l'export, la filiale a réalisé en 2003 un CA de 1,52 milliard d'euros, tandis que les ventes de produits pour le grand public ont atteint 140 millions d'euros. Dans un contexte global de migration progressive de l'industrie pharmaceutique de l'Europe vers les Etats-Unis, Christian Weber, p-dg de GSK France a affirmé sa volonté de remplir une double mission : contribuer aux résultats du groupe et attirer des investissements vers sa filiale, en dépit de la concurrence interne avec des pays comme l'Irlande ou la Pologne en matière de production et le Royaume-Uni pour la recherche. Deuxième filiale du groupe avec un effectif de 5 100 personnes dont 400 chercheurs, GSK France entend bien conserver ses positions. Mais le succès ne pourra venir que de l'innovation. Heureusement 2004 sera une année riche en lancements. Avandia et Avandamet viendront renforcer l'arsenal thérapeutique dans le traitement du diabète de type II. Telzir, une nouvelle antiprotéase, sera proposée dans le traitement du Sida. Infanrix hexa et Varilrix sont destinés à améliorer la couverture vaccinale. Lamictal va s'ouvrir au traitement des troubles bipolaires. Zipereve va s'adresser au syndrome de l'impatience des membres inférieurs et Seretide à la prise en charge de la bronchite pulmonaire chronique obstructive. Avodart est une nouvelle molécule pour le traitement de l'hypertrophie bénigne de la prostate. Enfin, Zelitrex va bénéficier d'une nouvelle indication pour le traitement de l'herpès, tandis que Zinnat sera proposé dans une nouvelle formulation. De Londres, S.L.

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