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Résultats 2001/Aventis revoit à la hausse ses perspectives de croissance, et réduit fortement sa dette

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Quatre ans après l'annonce de sa création, l'optimisme est de mise au sein du groupe franco-allemand. " Aventis est appelé à rester l'un des groupes pharmaceutiques mondiaux se développant le plus rapidement ", selon Patrick Langlois, directeur financier. L'an passé, Aventis a dépassé tous ses objectifs de croissance, avec un chiffre d'affaires des activités stratégiques en hausse de 15,3 % à 17,6 milliards d'euros, et un résultat net en progression de 39,5 % à 2,07 Mrds euros. Et ce, grâce à une forte progression de ses ventes aux Etats-Unis, où le chiffre d'affaires des activités stratégiques a progressé de 27,7 %, représentant désormais 36,6 % du total du groupe, ainsi qu'à la forte hausse des revenus issus de ses médicaments de prescription clés (+38,1 % à 7,3 Mrds euros), notamment de l'Allegra (+48,9 % à 1,7 Mrd euros), et du Lovenox (37,6 % à 1,45 Mrd euros). Le Taxotère (cancer) est devenu en 2001 le troisième blockbuster d'Aventis, avec des ventes dépassant le milliard d'euros, en hausse de 34,8 %. La division Protéines thérapeutiques (Aventis Behring) a vu ses ventes diminuer de 1,7 % à 1,13 Mrd euros, affectée par des retards de production. Le groupe a déclaré que les discussions avec Bayer se poursuivaient, et qu'un partenariat pourrait être formé très prochainement. Fort de ces résultats, Aventis a annoncé qu'il prévoyait une croissance des ventes de ses produits stratégiques supérieure à 20 % par an entre 2002 et 2004, et de 11 à 12 % de son chiffre d'affaires global Le résultat par action devrait quant à lui croître de 25 à 30 % par an jusqu'en 2004. Le groupe s'est également fixé comme objectif, d'ici à 2004, de réaliser 40 % de ses ventes aux Etats-Unis, et de voir ses produits stratégiques représenter 60 % de son chiffre d'affaires.. De plus, les synergies issues de la fusion (660 Meuros depuis 2000, soit 80 % d'un montant prévisionnel), la cession de Messer Griesheim, finalisée en 2001, et celles d'Animal Nutrition à CVC Capital Partners, d'Aventis CropScience à Bayer, devraient permettre à Aventis de réduire sa dette à 3 Mrds euros en fin d'année, contre 9,1 Mrds euros fin 2001, et 13,1 Mrds euros en 2000. Le groupe annonce aujourd'hui qu'il a les moyens d'annuler sa dette d'ici à 2004, mais qu'il maintiendra un ratio endettement financier sur capitaux propres à un niveau inférieur ou égal à 30 % pour continuer à financer son développement. Reste encore à Aventis à céder sa participation dans Wacker : " Les discussions avec la famille Wacker se poursuivent ", selon le groupe, en attendant la vente, prévue pour 2003, de la participation d'Aventis dans Rhodia et Clariant. Pour alimenter sa croissance, le groupe mise sur le développement rapide du Delix (ramipril, hypertension), dont les ventes devraient dépasser le milliard de dollars en 2002, ainsi que du Ketek (télithromycine, antibiotique), et du Lantus (insuline une prise par jour, diabète), destinés à devenir les prochains blockbusters du groupe. " Nous comptons également réaliser des acquisitions ciblées, des accords de licence, et investir dans notre force de vente et notre R&D ", selon Patrick Langlois. Mais Aventis devra défendre la position de l'Allegra, sous la double menace des génériques et d'un possible transfert du traitement sur le marché OTC aux Etats-Unis (voir p.10 ). Barr Laboratories a déposé une demande d'autorisation de mise sur le marché d'un générique de l'Allegra auprès de la FDA, mais Aventis est serein vis-à-vis de cette menace : " nous détenons un nombre important de brevets sur l'Allegra, et la décision de la justice américaine (Aventis a lancé plusieurs actions en justice contre Barr, ndlr) ne devrait pas intervenir avant le début de 2004 ", assure Igor Landau, président d'Aventis Pharma. Dans l'hypothèse d'une mise sur le marché de génériques de l'antihistaminique, Aventis prévoit malgré tout une croissance annuelle de 10 % de son chiffre d'affaires, et de 20 à 25 % de son résultat par action, sur la période allant jusqu'en 2004, et ce sans acquisition. Enfin, après avoir réussi sa transformation en "pure player" de la pharmacie, Aventis pourrait revoir son organisation, qui reflétait jusqu'alors la présence simultanée de la pharmacie et d'Aventis CropScience. De Strasbourg, Cédric Ménard

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