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Résultats 2000/PCAS tient ses promesses et poursuit son intégration en aval dans la galénique

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L'année dernière, l'activité de PCAS s'est développée conformément aux prévisions, avec un CA en progression de 24 % à 138,6 M€ (909 MF) et de 15 % à périmètre constant, hors intégration de Pharmacie Centrale de France (PCF), acquise en 1999. Le résultat d'exploitation s'établit à 15,1 M€ (+12 %) et le résultat net, part du groupe, après amortissement des survaleurs, à 8,1 M€ (+12,5 %). La marge brute a atteint 85 % contre 74,3 % en 1999 et 38,8 % en 1996. Ce décalage de croissance entre chiffre d'affaires et bénéfice, s'explique selon Jean-Pierre Stephan, p-dg du groupe, par l'impact d'opérations de négoce liées notamment à l'acquisition, l'an dernier, de trois principes actifs de Sanofi-Synthélabo. La synthèse pharmaceutique, principale activité de PCAS, avec un CA de 48 M€ est en progression de 16 %. Après avoir souffert de l'opération Sanofi-Synthélabo, faute de capacités suffisantes, la marge brute de cette branche va se redresser suite à la mise en fabrication des trois produits dans l'usine de Limay. Des acquisitions sont également prévues, en priorité dans ce secteur, dès cette année. " L'objectif étant d'augmenter le volume de synthèse sous GMP à offrir à nos clients " a précisé J.-P. Stephan. La photochimie en progression de 26 % en chiffre d'affaires à 27,4 M€, a pleinement bénéficié de la reprise d'activité de l'an dernier sur le marché de la microélectronique. L'usine de St Jean Photochimie au Québec va encore accroître ses capacités et l'activité devrait être très forte cette année. La parfumerie a également connu une excellente année avec une progression de 6 % de son CA à 21,5 M€. Son activité se répartit de manière équilibrée entre l'offre catalogue et la synthèse exclusive et son taux de marge brute est en expansion. L'activité devrait se développer favorablement cette année, et l'augmentation de la capacité de la filiale à 75 % SBS située à Mourenx spécialisée dans la chimie de l'acroléine est prévue pour cette année. Les spécialités chimiques industrielles (additifs et fluides techniques, lubrifiants spéciaux) ont connu également une forte progression en chiffre d'affaires : +12 % à 14,9 M€. Il s'agit de la seule activité du groupe à avoir légèrement souffert l'an dernier des hausses des prix des matières premières au niveau de ses marges. Ces dernières ont été reconstituées dès le début de 2001. Les services analytiques ont stagné l'an dernier en CA à 6,6 M€, en raison des regroupements de l'industrie pétrolière qui ont pratiquement "gelé" les contrats. Mais, c'est la filiale PCF, dont le CA augmente de 18 % à 20,1 M€, spécialisée en chimie fine minérale et surtout en formulation pharmaceutique, qui a pour vocation de mettre en ?uvre la stratégie d'intégration aval du groupe dans la galénique. Les deux acquisitions de cette année, le Laboratoire Martin à Bessay (Allier), ex-joint-venture entre J&J et Merck, spécialisée dans les formes pâteuses et liquides (55 personnes, CA 2001 8,2 M€, marge brute 55 %) et le laboratoire E-Pharma à Gannat (Allier), ex-filiale d'Organon spécialisée dans les formes sèches et effervescentes (134 personnes, CA 2001 : 11,1 M€, marge brute 90 %) seront intégrées avec l'activité correspondante de PCF pour constituer un pôle de formulation pharmaceutique à façon (CA 2001 prévu : 22,87 M€ et un résultat net de l'ordre de 1,52 M€). Suite aux récents acquisitions, le taux d'endettement de PCAS est passé, entre 1998 et 2000, de 10 % à 106 % des capitaux propres, ce qui devrait brider quelque peu ses velléités de croissance externe. J.-P. Stephan a, d'autre part, réaffirmé la volonté de son groupe de rester un acteur indépendant et diversifié de la chimie fine, avec l'objectif à moyen terme, d'entrer dans le "Top 10" de la chimie fine mondiale. Valorisé en Bourse à 150-180 M€ avec un PER de l'ordre de 18, le groupe PCAS offre encore une marge de progression boursière significative si l'on tient compte du coût des récentes acquisitions opérées dans la profession comme DSM-Catalytica, Clariant-BTP, Degussa-Laporte ou Rhodia-Chirex, toutes conclues à des prix de l'ordre de 3 à 4 fois le montant du CA.

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