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Restaurer la confiance des patients

Aurélie Dureuil

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DEPUIS 2008, LE TAUX DE SUBSTITUTION NE CESSE DE RÉGRESSER. MAIS LE NOUVEAU DISPOSITIF TIERS-PAYANT CONTRE GÉNÉRIQUE DEVRAIT CHANGER LA DONNE.

« La confiance autour du médicament générique est la clé du dispositif », a déclaré Pascal Brière, président du Gemme, pour ouvrir le colloque organisé, le 25 septembre dernier, à la Maison de la Chimie à Paris. Avec pour thème « Le médicament générique : comment engager tous les acteurs ? », ce colloque a réuni une centaine de participants pour débattre de la pénétration des génériques sur le marché des médicaments en France. Le Gemme a rappelé la régression du taux de substitution depuis 2008. Ainsi, après avoir atteint 76 % en 2008, le taux de substitution a diminué pour s'établir à 64,93 % en mai 2012. Depuis juin dernier, la tendance est à nouveau à la hausse, grâce notamment au Dispositif Tiers-payant contre générique, selon le Gemme. « Nous ne pouvons que nous en réjouir. Pour autant, il reste beaucoup de limites sur la politique du médicament générique en France », a tempéré Pascal Brière. Il cite deux grandes limites : « des actions sur le prix au lieu d'actions également sur les volumes » et « une politique qui s'intéresse insuffisamment à la confiance des acteurs et notamment des patients ». Le président du Gemme appelle à une campagne de communication par l'ANSM.

Le directeur général de l'ANSM, Dominique Maraninchi, était présent dans la salle pour répondre à cette demande. S'il a rappelé l'importance de réagir à propos du problème de confiance des Français vis-à-vis du médicament, il s'est refusé à apporter une réponse spécifique pour le médicament générique. « Le maître mot est la transparence. Nous devons transmettre des informations objectives sur le médicament, dont le générique. Nous devons lutter contre la désinformation et fournir des informations sur la sécurité de toute la chaîne », a souligné Dominique Maraninchi. Il a par ailleurs indiqué qu'au sein de l'Agence, « nous traitons avec équité un générique comme un princeps ». Le directeur général de l'ANSM a par ailleurs dévoilé la publication prochaine d'un rapport de synthèse faisant un état des lieux des génériques et des princeps. De son côté, Catherine Lemorton, députée de la 1e circonscription de la Haute Garonne, présidente de la commission des affaires sociales qui planche actuellement sur le prochain PLFSS, a rappelé qu' « un médicament ne doit être connu que par sa DCI {ndlr, dénomination commune internationale} ». Par ailleurs elle a indiqué que la commission était « en train de penser à une action de communication auprès des patients ». Une action qui passerait par les médecins, les pharmaciens et les hôpitaux pour donner des informations sur la qualité et l'efficacité.

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