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Renforcement à l'international et oncologie au coeur de la stratégie de Servier

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Renforcement à l'international et oncologie au coeur de la stratégie de Servier

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Le laboratoire français Servier, qui vient de publier son bilan de l'année 2018, annonce un chiffre d'affaires de 4,2 milliards d'euros, en hausse de 4,5 % à taux de change constant (tcc) et 0,6 % en variation réelle. Ce chiffre d'affaires se partage entre 2,9 Mrds € réalisés dans les produits princeps (+3 % tcc) et 1,3 Mrd € dans les génériques (+8 % tcc). Le résultat opérationnel ressort à 307 M€ en recul de 42 % et l'Ebitda s'établit à 402 M€ en baisse de 35 %, avec pour explication la volonté d'investir dans le développement international et la perte de brevets. L'une des caractéristiques de Servier réside en effet dans sa forte présence à l'international. L'an passé, le laboratoire a réalisé 3,2 Mrds € dans 149 pays. Les principaux contributeurs, hors Union européenne, sont la Chine, la Russie, le Canada et le Brésil. Néanmoins, en 2018, Servier a fait l'acquisition de l'activité oncologie de Shire pour un montant de 2,4 Mrds $, financé à plus de 50 % en fonds propres (CPH n°841). Cette opération lui permet d'établir une présence commerciale directe aux États-Unis, tout en renforçant son portefeuille en oncologie, avec la mise sur le marché de deux nouveaux médicaments (Oncaspar et Onivyde) dans les pays qu'il couvre déjà.

Pour autant, le laboratoire continue de produire en France, notamment 95 % des principes actifs de ses médicaments princeps. En 2018, il dit avoir participé à hauteur de 36,6 % à l'excédent de la balance commerciale française du secteur pharmacie et chimie fine, ce qui représente 1,4 Mrd €. Par ailleurs, Servier continue d'investir dans ses activités de production et de R&D, notamment sur le site de Bolbec (Normandie) avec une nouvelle infrastructure de chromatographie préparative, InnoPreP, proposée dans le cadre de son activité de CDMO. À cela s'ajoutent l'investissement dans le futur Institut de recherche Servier Paris-Saclay (290 M€) et la création d'une unité de bioproduction (50 M€) sur le site de Gidy (Loiret), pour un démarrage en 2019.

Pour l'exercice en cours, Servier prévoit de poursuivre ses orientations stratégiques, à savoir le renforcement de sa présence aux États-Unis en oncologie, une intensification de sa présence mondiale en cardiologie et en oncologie, une accélération de sa R&D, notamment dans le domaine des CAR-T, en misant sur l'open innovation, ou encore le déploiement de sa stratégie digitale. À l'horizon 2021, le groupe ambitionne le lancement d'une nouvelle entité moléculaire tous les trois ans, un positionnement d'acteur de référence en oncologie, tout en maintenant ses positions en cardiologie, secteur qui continue de générer 71 % du CA hors génériques, et dans le diabète. En termes de résultats, il vise les 5 Mrds E de chiffre d'affaires pour 400 ME de résultat opérationnel (8 % du CA).

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