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Recherche/Servier étend son partenariat avec le CNRS et annonce de nouveaux anticancéreux

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Le laboratoire français indépendant Servier et le CNRS ont signé un accord-cadre destiné à renforcer leur collaboration dans la recherche. Cet accord s'inscrit dans le cadre d'un partenariat engagé depuis près de quinze ans, et dont l'objet est double : accélérer les processus de découverte de médicaments innovants répondant à des besoins médicaux majeurs, aujourd'hui non couverts, et favoriser la consolidation et le développement d'une recherche pharmaceutique française compétitive, ont expliqué les deux entités. Les projets de recherche menés conjointement par le CNRS et Servier portent essentiellement sur deux domaines : la chimie et la biologie. Ils vont du stade de la recherche exploratoire jusqu'au passage en développement clinique chez l'homme. Les chercheurs ont pour mission d'identifier et valider de nouvelles cibles biologiques d'intérêt thérapeutique (gènes, protéines...), puis de rechercher des molécules actives sur ces cibles biologiques identifiées. Enfin, des collaborations à caractère plus technologique seront également développées (nouvelle synthèse chimique ou biotechnologique, automatisation du séquençage...). Dernièrement, un automate de chimie combinatoire a notamment été mis au point. Cet appareil " unique au monde " permet, en concentrant toutes les réactions, de synthétiser rapidement des molécules et de caractériser les plus actives, selon Jean Neimark, ingénieur au CNRS. Actuellement en phase de test par Servier (en exclusivité), il pourrait - ou non - faire l'objet d'une commercialisation dans quinze mois. Environ 80 % des partenariats CNRS/Servier concernent des recherches sur le cancer (tumeurs solides) et les maladies métaboliques (diabète, obésité). Les autres collaborations portent sur les pathologies liées au vieillissement et aux pathologies cardiovasculaires. Au total, plus d'une centaine de contrats de recherche, plusieurs dizaines de publications scientifiques et plus de cinquante brevets déposés sur des recherches conjointes témoignent de la vitalité des interactions entre le CNRS et Servier. Pour illustrer cette collaboration, Servier a présenté de nouveaux agents anticancéreux dérivés de l'acronycine. " L'un d'eux (au nom de code S-23906, ndlr) présente une activité remarquable sur des modèles expérimentaux de cancers du poumon, du colon et de l'ovaire. Son mécanisme d'action, en cours d'étude, est nouveau ", indique Servier. Il est actuellement en phase clinique. Ces dérivés sont issus des recherches menées par Michel Koch et François Tillequin de l'unité Synthèse et structure de molécules d'intérêt pharmacologique de l'Université Paris 5/CNRS. Point fort de cet accord-cadre, toutes les modalités contractuelles sont désormais prénégociées. Elles incluent notamment les accords de confidentialité ou de propriété industrielle encadrant chaque nouveau projet. L'idée étant de libérer les chercheurs de toutes contraintes et d'optimiser la collaboration par la mise à disposition de personnels, création d'unités mixtes de recherche ou de laboratoires communs. " Il y deux choses dans lesquelles nous croyons beaucoup, a expliqué Laurent Perret, président de la R&D de Servier, la valeur de la recherche française et la valeur des partenariats ". De fait, Servier a développé une véritable politique de partenariats avec la recherche publique, qu'elle soit française (accord signé en 2001 avec l'Inserm) ou internationale. Actuellement, 150 contrats de collaborations sont en cours en Europe, aux Etats-Unis, en Amérique latine ou en Asie. Les partenaires de Servier sont des Instituts privés ou publics de Recherche, des Universités (création de chaires, de laboratoires, d'unités mixtes) ou des sociétés de biotechnologies reconnues pour leur expertise dans des domaines scientifiques ou technologiques particuliers. Servier développe également des contacts privilégiés à travers ses douze Centres internationaux de recherche thérapeutique (CIRT) implantés à Paris, Bruxelles, Londres, Madrid, Melbourne, Montréal, Munich, Pékin, Rio de Janeiro, Rome, Varsovie et en Europe de l'Est (avec des départements basés à Budapest, Prague, Moscou). La Recherche Servier travaille également avec l'un des centres de recherche de pharmacocinétique et d'étude du métabolisme, situé près de Londres à Fulmer-Hall. A l'occasion de cette signature, Jacques Servier, président fondateur de Servier, a souligné que son groupe dépensait 25 % de son chiffre d'affaires en recherche (soit 500 M?), que 70 % de ses dépenses de R&D sont réalisés en France, alors que ses médicaments sont vendus à hauteur de 80 % à l'étranger.

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