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Recherche : Le mystère du baiser dévoilé

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Recherche : Le mystère du baiser dévoilé

Le bisou n'est pas seulement la manifestation d'une affection, c'est aussi celle de la biologie et de la chimie.
Champ d'investigation trop longtemps négligé, les chercheurs commencent tout juste à expliquer la biologie du baiser. Le bisou n'est pas seulement la manifestation d'une affection, c'est aussi celle de la biologie et de la chimie. C'est même l'objet d'une science, la philématologie. Et, tout le monde s'en réjouit, la recherche dans ce domaine avance à grands pas. Car il était temps de rationaliser les effets d'une pratique universelle chez l'homme. Selon l'anthropologiste et philématologue à la Rutgers University (New Jersey), Helen Fisher, embrasser est une affaire qui intéresse bien 90 % des hommes de ce monde. Le bisou est un préalable à toute décision d'accouplement. Il semblerait d'ailleurs que le choix se décide à cette étape. Une étude précédente avait déjà montré que 59 % des hommes et 66 % des femmes initialement attirés par une personne pouvaient voir cette attraction stoppée nette après le premier baiser. Les puristes s'insurgeraient du fait que typer la biologie de la bise sacrifie à la romance. L'expression ubiquitaire du bisou repose-t-elle sur une mécanique biologique type ? Les résultats d'une étude, présentés lors du congrès de l'American Association for the Advancement of Science (février 2009, Chicago), ont en partie levé le voile du mystère qui entoure ce sujet. Un quart d'heure pour le test Avant tout, il ne faut pas oublier que, d'un point de vue biologique, le but ultime de ces échanges affectifs est la reproduction. Question de survie de l'espèce. Mais nous ne sommes pas seulement des animaux. D'un point de vue social, les enseignements de ces recherches peuvent faire gagner du temps, notamment dans l'évaluation du potentiel d'une relation amoureuse. Comment étudie-t-on le baiser ? Quels enseignements tirer de telles expériences ? Détails des résultats. Première observation : le baiser est l'occasion d'échanger un certain nombre d'informations chimiques sur le goût, l'odeur, les hormones et même le système immunitaire. Deuxième constat : les femmes privilégient cette étape préliminaire à un rapport sexuel. Troisième observation : les hommes affectionnent les baisers humides et généreux (bouche grande ouverte). Le baiser entraîne un ensemble de réactions chimiques complexes : dans certains cas, un bisou mal engagé peut mettre fin à un début d'histoire. Mais les chercheurs ont voulu en savoir plus. Wendy Hill, professeur de neuroscience au Lafayette College, a étudié comment le bisou influe sur la sécrétion d'ocytocine, « l'hormone de l'amour » et de cortisol, hormone du stress. Elle a fait appel à des couples d'étudiants hétérosexuels âgés entre 18 et 22 ans qu'elle a répartis en deux groupes. Le premier, groupe témoin, a reçu comme consignes d'échanger caresses et bavardages, tout en écoutant de la musique. Relax. Les participants à l'expérience ont, quant à eux, dans les mêmes conditions, eu à s'embrasser toute la durée de la musique, soit 16 minutes. La chercheuse a ensuite procédé à des prélèvements de sang et d'urine. Il en ressort que les hommes ont une poussée d'ocytocine tandis que le taux diminue chez les femmes. Une diminution que les chercheurs considèrent comme un artefact. Autre curiosité : les femmes sous contraceptif présentent des taux d'ocytocine plus élevés que celles qui n'en prennent pas. En revanche, les taux de cortisol ont réduit chez les deux protagonistes. Plus le taux de cortisol diminue, plus le couple a de chance de durer. Avec cette étude, les chercheurs ont aussi la preuve que la salive contient de la testostérone. Inconsciemment, les hommes essaieraient de transférer cette hormone à leurs futures conquêtes. Une seconde étude est prévue dans des conditions bien plus romantiques : fleurs, bougies, sofa et fond sonore jazzy… Tous les ingrédients de la séduction seront réunis. La chercheuse a travaillé sur des imageries du cerveau. Selon elle, le fait d'embrasser active les trois systèmes du cerveau primitif dans lesquels sont pilotées les fonctions d'accouplement et de reproduction. En clair, le baiser n'est que le sommet de l'iceberg dans cette affaire de couple. Le rôle cortex somatosensoriel reste à élucider. Nadia Timizar

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