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R&D : Ipsen renforce ses partenariats avec la recherche publique

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Ipsen vient d'annoncer le renforcement de ses partenariats avec l'Inserm et le CEA.
Avec l'Inserm, lpsen a signé un nouveau contrat pour le développement d'anticancéreux à base de molécules recombinantes de la classe des antagonistes de la prolactine. Sur la base des travaux du Pr Paul Kelly et du D r Vincent Goffin (Unité Inserm 584), ils vont ainsi mener un programme préclinique suivi d'un développement clinique dans le cancer de la prostate et le cancer du sein. Cet accord, qui s'ajoute aux sept contrats déjà signés entre Ipsen et l'Inserm, permet au laboratoire de développer son pipeline en oncologie, qui comprend des formulations à libération prolongée de Decapeptyl (phase II), ou encore BN 83495, inhibiteur sélectif de l'enzyme sulfatase (phase I). Avec le CEA, c'est dans le domaine des technologies que le groupe entend développer son expertise. Six nouveaux projets de recherches sont ainsi mis en place, portant sur les deux autres aires thérapeutiques d'Ipsen: l'endocrinologie et les désordres neuromusculaires. En endocrinologie, le laboratoire et le CEA vont identifier les paramètres structuraux permettant de créer de nouvelles formes de médicaments à libération contrôlée, et développer de nouveaux agents d'imagerie médicale par tomographie à émission de positrons. Ces agents seront ensuite utilisés pour le traitement de tumeurs neuroendocriniennes. Dans les troubles neuromusculaires, plusieurs chantiers vont être lancés, dans le domaine de l'imagerie fonctionnelle in vivo (méthode d'évaluation de traitements de la maladie de Parkinson), la mise au point d'une plateforme automatisée d'identification de fragments protéiques immunogènes… Ipsen, qui consacre 19,1 % de ses ventes consolidées à la R&D (30 % en recherche et 70 % en développement), poursuit donc sa stratégie d'alliances. En marge d'accords signés avec Genentech, Novartis ou Pfizer, Roche et Inamed, Ipsen ne se renonce pas à des acquisitions, comme lors du rachat de Sterix en 2004. Inserm et CEA veulent développer leurs liens avec l'industrie En prenant en compte ces nouveaux projets, Ipsen porte à 28 le nombre de sujets de recherches menés cette année avec des établissements publics français, soit un quasi-doublement par rapport à l'an dernier. Jean Luc Bélingard, président du groupe, n'a d'ailleurs pas manqué de souligner la contribution du laboratoire au renforcement des liens entre recherche publique et privée. Et par là même son rôle dans la relance, sous l'impulsion du gouvernement, de l'innovation thérapeutique française (Agence nationale pour la recherche, pôles de compétitivité…). Des avancées dont le dirigeant s'est félicité, tout en déclarant que « d'autres avancées devaient être accomplies par le gouvernement pour favoriser l'innovation » . Notamment en ce qui concerne les modalités d'application du crédit impôt recherche. De leurs côtés, l'Inserm et le CEA ne cachent pas leur volonté de multiplier les accords avec le privé qui leur permettent de valoriser leur recherche tout en générant des subsides. Un rôle qui pour l'Inserm passe principalement par sa filiale privée Inserm Transfert, qui a vu l'an dernier ses revenus issus des contrats de transferts de technologie progresser de 57 % à 10,2 M . Non seulement destinée à gérer les relations avec l'industrie, cette entité a également vocation à servir d'interface avec les projets de recherche européens, tout en servant d'incubateur (685000 déjà investis dans douze jeunes entreprises). Son expertise dans le domaine du transfert de technologie lui vaut même depuis peu « de se voir proposer des projets dans lesquels les laboratoires de l'Inserm ne sont pas impliqués » , souligne Christian Bréchot, directeur général de l'Inserm. Collaborer avec l'industrie est également au cœur des préoccupation du pôle Sciences de la vie du CEA, déjà fort de 37 contrats de recherches, 14 licences et 28 prestations de recherche. Cet organisme dispose aujourd'hui de nombreuses plateformes technologiques dont l'intérêt pour le privé est flagrant: imagerie in vivo , production de puces à ADN, protéomique, biochimie post-génomique, criblage de molécules bio-actives, chimie combinatoire, biologie structurale, laboratoires de haute sécurité…

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