Nous suivre Industrie Pharma

Production à façon de substances d'origine biologique : Sandoz élargit son offre

Sujets relatifs :

,
Le suisse Sandoz ajoute une corde à son arc. Jusqu'alors centré sur la production et la commercialisation de génériques, et déjà présent dans le secteur de la production à façon de composés biopharmaceutiques par fermentation microbienne, cette filiale du groupe Novartis dispose désormais de capacités utilisant la culture de cellules de mammifères.
Et pour cela, la compagnie, basée en Autriche, compte s'appuyer d'une part sur une unité de production que Sandoz vient d'inaugurer à Schaftenau (Autriche) et d'autre part sur une autre unité, située à Menges (Slovénie) que sa filiale Lek a simultanément ouverte. La compagnie, qui a été l'une des premières à produire à l'échelle commerciale un principe actif d'origine biologique avec l'interféron- ? en 1980, veut ainsi tirer parti de son expérience et de son savoir-faire dans le domaine de la fermentation pour élargir son offre. Deux nouvelles unités de production Sandoz a ainsi investi plus de 50 M d'euros dans sa nouvelle unité de Schaftenau, dont la construction avait commencé il y a moins de deux ans. Cette unité dispose ainsi d'une ligne de production biopharmaceutique d'une capacité de 100 litres destinée à la synthèse de lots cliniques, et de deux fermenteurs dont les capacités respectives s'élèvent à 3 000 et 13 000 litres, pour la production à l'échelle commerciale. Une unité qui permet au groupe d'élargir son portefeuille de technologies de production à la culture de cellules de mammifères, Sandoz disposant déjà d'une unité utilisant la fermentation microbienne située dans la ville voisine de Kundl. Cette autre unité, qui avait été ouverte l'an dernier, dispose d'une capacité de 13 000 litres. L'ouverture des deux unités a permis la création de 100 emplois. Friedrich Nachtmann, directeur des coopérations biotechnologiques de Sandoz, précise que la compagnie compte débuter la production à façon d'ici à la mi-2004, ajoutant que cette nouvelle activité « suscite déjà l'intérêt de nombreuses sociétés », parmi lesquelles se trouvent d'actuels partenaires de Sandoz. De son côté, le slovène Lek, qui avait été racheté par Novartis fin 2002, a également inauguré une unité de fermentation par culture de cellules de mammifères représentant un investissement de 18 M d'euros. Une unité qui dispose de deux fermenteurs à perfusion de 200 litres, et qui est la première du genre non seulement en Slovénie, mais également en Europe centrale et de l'Est. Une présence accrue dans les biogénériques Mais au-delà de la production à façon, Sandoz prépare par ces investissements son développement sur le marché des biogénériques, qui devrait atteindre au niveau mondial les 4 Mrds $ l'an prochain. Il connaîtra une forte croissance dans les prochaines années, avec l'arrivée à échéance des brevets portant sur certains médicaments biopharmaceutiques. En 2005, environ la moitié du marché des spécialités à base de protéines thérapeutiques sera exposé à la concurrence des génériques, d'après les prévisions le cabinet de conseil stratégique Datamonitor (Source : "Therapeutic Proteins : Strategic Market Analysis and Forecasts to 2010"). Un marché sur lequel Sandoz a déjà fait un premier pas, avec le lancement prévu au premier trimestre 2004 de son premier biogénérique, Omnitrope (hormone de croissance), sur le marché américain. La compagnie devrait ainsi être la première à commercialiser un biogénérique. Avec un enjeu de taille : les produits biologiques qui perdront leur brevet d'ici à 2006 ont représenté en 2002 plus de 14 Mrds $. Une manne qui n'attire pas que Sandoz. L'israélien Teva, l'un de ses concurrents, a annoncé fin 2003 l'acquisition de l'américain Sicor pour 3,4 Mrds $. Et ce notamment, afin d'accéder aux capacités de production biopharmaceutique de ce dernier, avec pour objectif de se placer sur le futur marché des biogénériques, aux côtés des canadiens Apotex et Cangene, des américains Barr Labs et Ivax, ainsi que de LG Chemicals (Corée du Sud), ou encore de Genemedix (Allemagne).

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Pharma

Nous vous recommandons

Chloroquine/Covid-19 : « Je plaide pour son utilisation immédiate, très large, mais sous condition  »

Chloroquine/Covid-19 : « Je plaide pour son utilisation immédiate, très large, mais sous condition »

Créateur du Genopole d'Evry, qu'il a dirigé de 1998 à 2017, Pierre Tambourin nous livre ses réflexions sur l'utilisation de l'hydroxychloroquine dans la traitement du Covid-19. La pandémie de[…]

27/03/2020 | Coronavirus
Les « pharma papers » dénoncent 14 millions de liens d'intérêts

Les « pharma papers » dénoncent 14 millions de liens d'intérêts

Patrick Hibon de Frohen : Nouveaux métiers ou mutations et évolutions des compétences ?

Patrick Hibon de Frohen : Nouveaux métiers ou mutations et évolutions des compétences ?

Bioproduction : Les propositions du Leem pour renforcer la filière

Bioproduction : Les propositions du Leem pour renforcer la filière

Plus d'articles