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Pierre Fabre veut se séparer de son site d'Idron

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Pierre Fabre veut se séparer de son site d'Idron

© Pierre Fabre

Le laboratoire français souhaite céder son site d'Idron (64), dédié à la production d'anticancéreux sous forme injectable. Une partie du site de Saint-Julien-en-Genevois (74) est également concernée par cette restructuration.

Le directeur de la communication externe de Pierre Fabre, Pierre-Jean Rey, confirme l’information donnée par nos confrères de La République des Pyrénées, selon laquelle Pierre Fabre cherche un repreneur pour son site d'Idron (Pyrénées-Atlantiques).

Le site, qui emploie actuellement 201 salariés, produit des anticancéreux sous forme injectable et fonctionne à 95 % en activité de sous-traitance. Si la cession du site est espérée avant janvier, Pierre Fabre souhaite rassurer sur la pérennité de l'emploi et se dit prêt à reporter l'opération. « Il est certain que l'on sera très attentif à la solidité du partenaire et à sa volonté de pérenniser le site », a déclaré Marc Alias, directeur de la communication du groupe, à La République des Pyrénées. « Nous sommes très confiants sur la reprise du site d’Idron en raison de son haut niveau de qualité, de son portefeuille de clients et de ses équipements de pointe », a ajouté Pierre-Jean Rey.

De son côté, la CGT s’est dite « très inquiète, en raison du manque de garanties pour l’emploi et pour les droits sociaux » et reproche à Pierre Fabre « d’avoir laissé tomber le site d’Idron ». Le site de Saint-Julien-en-Genevois (Haute-Savoie) est également touché par cette restructuration. Du moins une partie. C’est en effet l’activité CDMO de bioproduction de l'usine savoyarde, qui emploie 30 personnes, qui est concernée.

Si le laboratoire français se déleste de ses activités CDMO, c’est pour mieux se concentrer sur l’oncologie, comme l’indique Pierre-Jean Rey: « la sous-traitance n’est pas le métier premier de Pierre Fabre. Aujourd’hui, le groupe préfère se concentrer sur ses propres produits ».

En 2015, Pierre Fabre a en effet signé un accord avec la biotech américaine Array Biopharma pour acquérir les droits, en Europe, en Asie et en Amérique Latine, du Braftovi (encorafenib) et du Mektovi (binimetinib) en association pour le traitement des patients adultes atteints d’un mélanome non résécable ou métastatique à mutation BRAFV600. « Il s’agit d’un médicament stratégique pour Pierre Fabre, qui a soutenu son développement et qui veut aujourd’hui soutenir sa mise sur le marché », a conclu Pierre-Jean Rey.

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