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Pharmacie/Roche tente de rétablir les négociations avec le Brésil pour ne pas perdre le brevet du Nelfinavir

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Roche a sollicité une audience auprès du ministre brésilien de la Santé, José Serra, pour essayer de le faire revenir sur sa décision de ne plus respecter le brevet du Nelfinavir (Roche), selon un porte-parole du ministère. J. Serra avait annoncé la semaine dernière (Chimie hebdo n°139, p.18) la décision du gouvernement brésilien de ne plus respecter le brevet pour le Nelfinavir (principe actif du Viracept) que le gouvernement distribue gratuitement aux malades du sida, face au refus du laboratoire pharmaceutique suisse de baisser le prix du médicament. " Nous restons ouvert aux propositions du fabricant suisse ", a fait savoir le ministre Serra. Selon des sources du ministère de la Santé, J. Serra ne reviendra sur sa décision que si Roche accepte de baisser le prix d'au moins 40 %. La dernière proposition de Roche a été une réduction de 30 %, contre 13 % en avril dernier. Le médicament fabriqué au Brésil devrait être 40 % moins cher, selon le ministère. La production locale du Nelfinavir - dont le Brésil détient déjà la formule - ne dépend plus que du processus administratif et est prévue pour début 2002 dans les laboratoires publics de la Fondation Oswaldo Cruz (FioCruz) de Rio de Janeiro. Après avoir tenté de rencontrer le président de Roche Brésil, par deux fois au cours des quinze derniers jours, et sur le refus de ce dernier, qui alléguait n'avoir pas le temps, le ministre Serra avait interrompu les négociations qui duraient depuis six mois. Le Nelfinavir est utilisé actuellement par 25 000 patients séropositifs sur les 100 000 soignés dans le cadre du programme gratuit du ministère, ce qui représente 28 % de ses dépenses pour le sida (soit 88 millions de dollars). Le Brésil a lancé sa propre production de médicaments génériques antirétroviraux afin de fournir des soins gratuits à des dizaines de milliers de patients, grâce à un faible coût de production financé par une aide gouvernementale. Une loi, entrée en vigueur en 1997, prévoit que des licences obligatoires pour fabriquer des médicaments génériques sont délivrées, si les brevets de médicaments étrangers ne sont pas exploités sur le territoire du Brésil. En avril dernier, le laboratoire américain Merck Sharp & Dohme avait accepté de réduire le prix des médicaments Indivanir (Crixivan) et Efavirenz (Stocrin), de 64,6 % et 59 % respectivement. Cela fera économiser quelque 83 millions de reals (soit 41,5 millions de dollars) par an, au ministère de la Santé. Les dépenses du "Programme Antisida" du ministère s'élèvent à quelque 600 millions de reals par an (300 millions de dollars) pour l'achat de douze médicaments antisida. Actuellement, le Brésil produit sept de ces douze médicaments.

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