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Pharmacie/Résultats en hausse pour les laboratoires américains

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L'année 1999 a été florissante pour les industries pharmaceutiques américaines. Avec des taux de croissance s'élevant jusqu'à 36 % pour le groupe Warner-Lambert et 30 % pour Eli Lilly qui le doit notamment à son leadership dans les antidépresseurs avec le Prozac et dans le traitement du diabète avec ses insulines humaines Humulin et Humalog, les laboratoires américains doivent leur croissance à un portefeuille de produits bien garni et surtout à quelques block-busters : le Vioxx pour Merck, le Lipitor de Warner-Lambert, le Viagra de Pfizer, dont le lancement sur le marché aura été un des plus médiatisé de l'année... Ainsi, un passage de siècle qui s'effectue sans heurts et fracas. Mais des revirements pourraient s'opérer bientôt si la fusion de Pfizer et Warner-Lambert se réalise, délogeant alors le colosse Merck de sa première place sur le marché américain. Merck affiche un chiffre d'affaires de 32,7 milliards de dollars en hausse de 22 % par rapport à 1998 et réalise un bénéfice net de 5890,5 millions de dollars, soit une augmentation de 12 %. Pour son président Raymond V. Gilmartin, la croissance des ventes s'explique par la présence dans le portefeuille du groupe de produits bien établis, comme l'hypolipémiant Zocor (très concurrencé par le Lipitor), le lancement de nouveaux produits, incluant Vioxx, enfin par la croissance de la division Merck-Medco. Les ventes de la division Santé ont progressé de 15 % par rapport à 1998. En 1999, 40 % des ventes du groupe ont été réalisées en dehors du marché américain. Les médicaments phares de l'année, qui ont permis d'augmenter le volume des ventes, sont le Zocor, le Fosamax, impliqué dans les traitements hormonaux, Cozaar, antihypertenseur antagoniste de l'angiotensine II et le nouveau médicament contre l'arthrite Vioxx. Depuis son introduction sur le marché américain il y a huit mois, Vioxx a été prescrit à plus de 5 millions de patients. Le chiffre d'affaires de Warner-Lambert a atteint 12,9 milliards de dollars à comparer aux 10,7 milliards de dollars de l'année 1998. Le bénéfice net de l'année atteint 1,7 milliard de dollars marquant une hausse de 36 %. Les plans du groupe pour 2000 comptent sur une augmentation de 19 % de la recherche et développement, soit 1,5 Mrd $. L'hypolipémiant Lipitor, dont les ventes mondiales ont augmenté de 71 % à 3,7 Mrds $ et Neurotin, avec des ventes en augmentation de 78 % à 913 M$, sont les deux médicaments qui ont dopé la croissance en 1999. De son côté, le groupe Pfizer a dégagé un bénéfice net de 3 179 M$ (+5 %) et le chiffre d'affaires atteind 14 133 M$, une hausse de 11 % par rapport à l'année passée. Ces chiffres sont liés à certaines charges de 1998, notamment le désinvestissement de la division Technologie médicale et une charge prise au troisième trimestre relative aux stocks de Trovan. Les ventes du secteur pharmaceutique s'élèvent à 14 859 M$, en augmentation de 22 %. Sur le marché pharmaceutique américain, Pfizer réalise un CA de 9 258 M$ (+21 %). Les cinq produits clé de Pfizer : Norvasc pour le traitement des angines et de l'hypertension (CA de 817 M$), Zoloft antidépresseur au CA de 517 M$, Zithromax, antibiotique à large spectre (CA de 458 M$), Viagra (281 M$) et Diflucan anti-infectueux (CA de 279 M$) ont réalisé un taux de croissance global de 18 % tandis que les alliances sur le Lipitor de Warner-Lambert, l'Aricept de Eisai et le Celebrex de Searle assuraient au groupe une forte progression du volume des ventes, atteignant un CA de 619 M$ (+107 %). Pour American Home Products, l'année 1999 a été marquée par une perte s'élevant à 1,22 Mrd $ contre un bénéfice de 2,47 Mrds $ en 1998, en incluant les éléments exceptionnels. Ceux-ci comprennent des provisions pour régler à l'amiable des poursuites dans le secteur pharmaceutique ainsi que la restructuration de la filiale agricole cyanamid. En excluant ces charges, le bénéfice net s'élève à 2 333 M$. Par segments, les ventes pharmaceutiques progressent de 7 % sur l'année à 9,5 milliards. Enfin, Johnson and Johnson affiche un CA de 27 471 M$ (+14,5 %) et réalise un bénéfice de 4 167 M$ (+15,2 %) qui comprend les éléments exceptionnels des coûts liés au rachat de Centocor (soins vasculaires, immunologie) et d'autres consécutifs à la réorganisation du réseau mondial de production et des charges de recherche et développement. Le secteur pharmaceutique a vu son CA augmenter de 20,2 % à 10,7 Mrds $. Cette croissance reflète les performances du Procrit, prescrit pour le traitement de l'anémie, de l'antipsychotique Risperdal, de l'anti-infectueux Levaquin et de la gamme de contraceptifs oraux du groupe. Les investissements en recherche et développement ont atteind 2,6 Mrds $, soit 9,5 % des ventes, qui représentent une augmentation de 11,3 % par rapport à 1998.

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