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Pharmacie/Médicaments : objectif de baisse des prix fixé à 2,4 Mrds F en 2001

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L'objectif de baisses de tarifs des prix des médicaments pour 2001 a été fixé à 2,4 milliards de francs par Elisabeth Guigou, ministre de la Santé et de la Solidarité, qui a rencontré les représentants de l'industrie pharmaceutique ainsi qu'elle l'avait annoncé le 7 juin à l'occasion de la Commission des comptes de la Sécurité sociale. S'agissant des mesures de régulation, " la ministre a présenté ses orientations pour renforcer l'efficacité des mécanismes actuels. En particulier l'objectif de baisses de prix pour 2001 a été fixé à 2,4 milliards de francs ", indique le ministère qui précise que ces baisses " concerneront principalement les spécialités dont le service médical rendu a été jugé insuffisant et les médicaments déjà amortis dont le volume et la croissance sont élevés ". Le ministère annonce par ailleurs qu'un " comité de pilotage comprenant les différentes institutions en charge du médicament (ministère, comité économique des produits de santé, caisses d'assurance maladie, agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a été mis en place " pour assurer le suivi des différentes mesures. Les discussions avec l'industrie pharmaceutique ont porté sur " l'ensemble des mesures " annoncées dans le cadre du plan médicament (objectif : 4 à 5 milliards de francs d'économie en année pleine), notamment celles relatives au bon usage du médicament et au développement des génériques : la ministre a ainsi réaffirmé son souhait d'un engagement renforcé des industriels dans ces deux domaines où la France accuse un retard important. Le ministère souligne que " des négociations sont en cours avec les pharmaciens et grossistes répartiteurs ", ajoutant que : " les mesures annoncées seront mises en ?uvre progressivement et dans la concertation "". Par ailleurs, le gouvernement a annoncé son intention de baisser le prix d'un certain nombre de médicaments " efficaces, coûteux et parmi les plus prescrits ", dans une lettre adressée à une trentaine de laboratoires, selon le Syndicat national de l'industrie pharmaceutique (SNIP). Cette baisse interviendrait dès cet été et se situerait entre 5 et 6 % en moyenne. Elle concernerait " entre 50 et 100 médicaments efficaces et à forte valeur ajoutée thérapeutique auxquels on reproche d'être trop prescrits ", selon Bernard Lemoine, vice-président délégué du SNIP. Noël Renaudin, président du Comité économique des produits de santé, l'instance de régulation du secteur pharmaceutique a adressé le 25 juin dernier la liste des produits concernés et des baisses de prix correspondantes à une trentaine de laboratoire pharmaceutiques. Ces derniers ont un mois pour faire parvenir leurs observations. Ces mesures coûteraient quelque 1 Mrd F (152,4 M€) à l'industrie pharmaceutique, selon Bernard Lemoine. " Il y a d'autres moyens de s'assurer de la bonne prescription d'un médicament que de baisser son prix, dans un pays où les prix (des médicaments) restent parmi les plus bas d'Europe, le sujet est d'abord la qualité des soins ", a estimé le vice-président du SNIP. " Nous considérons qu'il y a beaucoup de besoins médicaux qui ne sont pas traités dans notre pays, et s'attaquer au prix des produits innovants, c'est un coup de couteau dans le dos de cette industrie ", a ajouté B. Lemoine. Parmi les produits visés, on trouve des antidépresseurs comme le Prozac ou des hypocholestérolémiants comme le Tahor et le Zocor ainsi que des antibiotiques tels l'Augmentin. Dans le quotidien Les Echos, Dominique Limet, président de l'association des Laboratoires internationaux de recherche (LIR), a déclaré qu' " en abaissant arbitrairement les prix de médicaments efficaces, le gouvernement franchit la ligne blanche et envoie un signal dramatique de découragement de l'innovation, donc de la recherche, et il va devenir très difficile de convaincre nos maisons mères d'investir en France ". Rappelons que le 7 juin, la commission des comptes de la Sécurité sociale a constaté que l'objectif de dépenses d'assurance maladie (Ondam) du régime général, fixé par la loi à 658,3 Mrds F, avait été dépassé de 17,6 Mrds F en 2000. Celui de 2001 (693,3 Mrds F) devrait connaître un nouveau dépassement de 8,6 Mrds F. Selon la commission, la vente en France de médicaments, rapportée au nombre d'habitants, est la plus forte des grands pays européens.

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