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Pharmacie/La concurrence des génériques impacte les ventes de médicaments de Merck

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La croissance à deux chiffres du chiffre d'affaires n'est pas au rendez-vous pour Merck, loin de là. Au cours du premier semestre 2002, le groupe américain a en effet vu ses ventes de médicaments reculer de 2 % à 9,96 milliards de dollars, tandis que le chiffre d'affaires global de la compagnie progressait de 7 % à 24,9 Mrds $, porté par la croissance du chiffre d'affaires de sa filiale Merck Medco (+15 % à 16,2 Mrds $). Les ventes de médicaments de Merck ont été impactées de 6 % sur le semestre à cause de l'expiration des brevets du Vasotec (enalapril, hypertension), du Vaseteric, du Pepcid (famotidine, ulcères gastriques), du Mevacor (lovastatine, hypocholestérolémiant) et du Prinivil (lisoprinil, hypertension). La baisse des ventes de ces produits devrait atteindre 1,8 à 2 Mrds $ en 2002, selon Merck. Ce n'est que grâce à ses cinq principaux produits, le Zocor (simvastatin, hypocholestérolémiant), le Vioxx (rofecoxib, polyarthrite rhumatoïde), le Fosamax (aledronate, ostéoporose), le Cozaar/Hyzaar (losartan, hypertension) et le Singulair (montelukast, asthme), que les ventes n'ont pas connu une diminution plus importante. Les ventes de ces produits ont en effet progressé de 15 % sur le semestre, et devraient constituer le pilier de la croissance du chiffre d'affaires de la pharmacie de Merck en 2002, selon son patron, Raymond Gilmartin, qui s'est déclaré " satisfait " de la performance de ces cinq produits. Merck, qui traverse une période difficile, comme nombre de ses concurrents américains, a toutefois réduit ses dépenses administratives et de marketing de 6 % sur le semestre. Et le résultat net du groupe s'est établi à 3,37 Mrds $, en baisse de 3 %. Ces résultats partiels n'entament pas l'optimisme de Raymond Gilmartin. Alors que le groupe a retiré son projet de séparation de sa filiale Medco, le dirigeant a réaffirmé que son groupe atteindrait ses prévisions de résultat par action pour l'ensemble de l'exercice 2002, soit un chiffre sensiblement égal à celui enregistré en 2001. Le groupe prévoit également que sa Pharmacie retrouvera une croissance à deux chiffres de son résultat par action en 2003. En attendant, Merck, qui vient de lancer un programme de rachat d'actions d'un montant de 10 Mrds $, n'a pas l'intention de fusionner avec l'un de ses concurrents, malgré le récent rachat de Pharmacia par Pfizer. Dans une interview donnée à nos confrères du Financial Times, Raymond Gilmartin a déclaré que Merck se contenterait d'une croissance interne, ne voyant " aucune menace dans le rapprochement entre Pfizer et Pharmacia ", et préférant " la découverte de nouveaux produits " à une opération d'acquisition de grande envergure. Une position que partagent, entre autres, Jean-Pierre Garnier, patron de GlaxoSmithKline, et Jean-François Dhecq, p-dg de Sanofi-Synthélabo.

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