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Pharmacie/GlaxoSmithKline entre dans sa nouvelle vie en grande forme

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Après sa naissance officielle le 27 décembre dernier, et en attendant la fusion effective des filiales françaises de Glaxo Wellcome et SmithKline Beecham qui devrait intervenir au plus tard en juin de cette année, l'exercice 2000 a été pour le groupe une année satisfaisante. GlaxoSmithKline (GSK) a vu ses ventes globales progresser de 9 % (à taux de change constant) à 18 Mrds £ (29,7 Mrds €), dont 15,4 Mrds £ (25,4 Mrds €) pour la division Pharmaceuticals (+10 %) et 2,6 Mrds £ (4,4 Mrds €) pour la division Consumer Healthcare (+3 %). GSK bénéficie également d'un résultat opérationnel (hors coûts liés à la fusion) en hausse de 12 % à 5 Mrds £ (8,3 Mrds €), et en progression de 13 % à 4,7 Mrds £ (8,2 Mrds €) en incluant les coûts liés à la fusion. Selon Jean-Pierre Garnier, chief executive officer de GSK, ces résultats, " réalisés alors que les compagnies étaient encore séparées, démontrent la force et la performance des deux organisations qui forment désormais GSK et la motivation de leurs employés ", ajoutant que " le marché se porte bien et GSK a réalisé un départ réussi ". Le bénéfice net s'établit quant à lui à 4,15 Mrds £ (6,84 Mrds €), en incluant les éléments exceptionnels (+457 M£), contre 2,85 Mrds £ en 1999 (exceptionnels de -363 M£). Le montant des désinvestissements de produits (principalement le Famvir vendu à Novartis et le Kytril à Roche) s'est élevé à 1,4 Mrd £, a constitué la majeure partie des exceptionnels, compensant largement les coûts liés à la fusion (-400 M£), les coûts de restructuration (-171 M£), et les coûts de transaction liés à la fusion (-121 M£). En ce qui concerne la division Pharmaceuticals, GSK a réalisé 50 % de son CA aux Etats-Unis, avec des ventes s'élevant à 7,7 Mrds £ (12,7 Mrds €), en forte progression (+15 %). Les ventes en Asie-Pacifique ont progressé de 12 %, tandis que le Japon affiche une croissance de 5 % du CA, tirée par les produits contre l'asthme (+25 %), et le lancement du Paxil en novembre et du Relenza en décembre (ces deux produits totalisant 19 M£), mais affectées par une diminution des ventes d'antibiotiques. Les ventes en Europe (28 % du CA), n'ont progressé que de 6 %. Les produits lancés en 2000 représentent 17 % des ventes de la division, avec un chiffre d'affaires de 2,6 Mrds £. Le groupe détient cinq produits dont le chiffre d'affaires dépasse le milliard d'euros : le Seroxat/Paxil (CA de 2,55 Mrds €, +17 %), dans le traitement de la dépression, l'Imigran/Imitrex dans le traitement de la migraine (1,63 Mrd €, +3 %), l'Augmentin (anti-infectieux), avec un chiffre d'affaires de 2 Mrds €, en progression de 8 % ; dans le domaine des Traitements des affections respiratoires, le Flixotide/Flovent (1,45 Mrd €, +29 %), et le Serevent (1 Mrd €, +8 %). Les divers produits cédés lors de la fusion, dont le Famvir et le Kytril, ont totalisé des ventes de 447 M£, soit 3 % du chiffre d'affaires total. La division Consumer Healthcare a vu ses ventes progresser de 3 % seulement à 2,6 Mrds £, affectée par une baisse de 1 % des ventes en OTC. Ce segment a connu de nombreux revers cette année, notamment concernant les produits de sevrage tabagique (-8 %), et les antalgiques (retrait du Panadol en Australie). Le segment Oral Care affiche des ventes en progression de 6 % à 642 M£, tandis que les Produits de nutrition ont progressé de 9 % à 535 M£. Le rachat de Blockdrug en début d'année devrait permettre à GSK de consolider ses ventes grâce à l'accès à la marque de dentifrices Sensodyne. Le groupe a réalisé des économies liées à la fusion de 200 M£ en 2000, ce montant devant atteindre 1,6 Mrd £ en 2003. Les économies liées à la fusion devraient, selon John Coombe, chief financial officer du groupe, dépasser les coûts de celle-ci d'ici à la mi-2002. Par ailleurs, Jean-Pierre Garnier a défendu l'image de son groupe par une annonce en faveur des pays en voie de développement ravagés par la pandémie du sida, annonçant que GlaxoSmithKline allait proposer ses traitements contre le sida à 10 % de leur prix normal aux organisations non-gouvernementales (ONG) capables de les distribuer dans les pays pauvres et aux entreprises qui le souhaiteraient. GSK fournit déjà depuis un an ses médicaments anti-VIH à trois pays africains, le Sénégal, l'Ouganda et le Rwanda. " Un total de 31 gouvernements ont exprimé leur intérêt et nous travaillons avec des partenaires des Nations Unies pour finaliser les arrangements ", a précisé Jean-Pierre Garnier. Le groupe pharmaceutique souhaite cependant se prémunir contre le danger de réexportation vers l'Europe ou les Etats-Unis des médicaments vendus à bas prix dans des pays en voie de développement. GlaxoSmithKline " prend un risque ", a reconnu Jean-Pierre Garnier, mais ce risque est limité si les produits sont distribués par les entreprises implantées en Afrique, qui disposent de leurs propres hôpitaux : " les employeurs contrôlent totalement leurs cliniques, ils contrôlent totalement la distribution des produits ". Il a cependant exclu toute fabrication par un laboratoire concurrent d'une version générique des produits de GlaxoSmithKline, invoquant le coût de la recherche nécessaire au développement de ces produits.

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