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Pharmacie/Génériques et antibiotiques, effets secondaires des revendications des médecins

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Les médecins ont obtenus gain de cause auprès du gouvernement et de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) pour la revalorisation des tarifs de leurs différentes prestations. Mais ce geste du gouvernement ne sera pas gratuit. Les médecins devront en contrepartie " établir leurs prescriptions en dénomination commune ", selon la Cnam. Dans un premier temps, pendant une année à compter de la date de signature de l'accord, cet engagement portera sur 25 % des lignes de prescriptions de médicaments, dont la moitié seront dans le champ du répertoire des génériques. Le médecin pourra, concernant cette catégorie de médicaments, " préférer la prescription de génériques ". Par ailleurs, les praticiens devront limiter la prescription des antibiotiques chez les patients souffrant d'angine. La mise à disposition d'un test diagnostic permettant de détecter les infections par des souches d'agents pathogènes résistantes aux antibiotiques devrait leur permettre de réduire leur prescription. Selon la Cnam, cette mesure devrait permettre à l'Etat d'économiser 100 millions d'euros. La Cnam compte discuter avec les médecins sur une limitation des prescriptions à SMR (service médical rendu) insuffisant, la polymédication des personnes âgées, les vaccinations, les psychotropes ainsi que la prise en charge des lombalgies communes. Bref, de quoi alimenter le débat entre les laboratoires pharmaceutiques et l'Etat. Si les Laboratoires, grands absents des négociations, par l'intermédiaire du Snip (Syndicat national de l'industrie pharmaceutique), ont affirmé leur " soutien ferme au développement des génériques ", ils ne manquent pas de souligner que " le développement du générique doit s'accompagner du financement des médicaments innovants et de l'accès rapide au progrès thérapeutique ". Les industriels rappellent leur " plein accord pour une optimisation de la prescription des médicaments et pour un recours à la démarche qualité comme moyen essentiel destiné à favoriser les économies ", et que cette démarche à déjà été proposée, à leur initiative, en avril dernier. Et de mettre un bémol aux mesures concernant les antibiotiques. " Les premières mesures (visites et prescription des antibiotiques), ne font cependant pas un programme de travail concret et complet sur le bon usage du médicament ", insiste le Snip, avant de souligner, non sans logique, que leur présence autour de la table des négociations conditionnera la possibilité de conduire une discussion spécifique sur le bon usage du médicament.

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