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Pharmacie/bioMérieux et Pierre Fabre remettent leur union en question

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Un an après leur fusion, le 1er janvier 2001, bioMérieux et Pierre Fabre envisagent de se séparer, selon une information révélée par nos confrères des Echos, information confirmée par une porte-parole du groupe. Selon cette dernière, ce revirement serait la conséquence d'un manque de réelles synergies entre les deux sociétés. Mais " nous espérons que le groupe bioMérieux Pierre Fabre puisse continuer en réalisant des aménagements, en faisant en sorte qu'il y ait davantage de synergies ", a-t-elle ajouté. La CGIP (Compagnie générale d'industrie et de participations), actionnaire minoritaire du groupe pharmaceutique, a confirmé de son côté que " des réflexions sont en cours sur le bilan des synergies ", sans se prononcer sur la maturité de ces réflexions. " Pour l'instant, aucun projet précis n'a été présenté à la CGIP ", qui détient 16,7 % de BMPF, a déclaré une porte-parole de la société, holding du président du Medef Ernest-Antoine Seillière. Si cette réflexion devait aboutir à une séparation du groupe et à un " retour à la situation antérieure ", la CGIP " ne serait pas du tout inquiète " car bioMérieux, sa filiale avant la fusion, est " très rentable, en plein développement " et est restée " très distincte de Pierre Fabre ", a considéré la porte-parole. Attendu depuis longtemps même si les patrons des deux groupes défendaient farouchement leur indépendance, le projet de fusion avait été soutenu par la CGIP, qui possédait 33 % de bioMérieux depuis 1989. Lors de l'annonce de la fusion, Alain Mérieux, nommé président du directoire du nouveau groupe bioMérieux Pierre Fabre (BMPF), avait déclaré que " la centralisation des achats permettrait une économie de 5 % dans deux à trois ans ", et s'était fixé comme objectif une augmentation de la marge opérationnelle du groupe à 15 %, contre 8 % il y a un an. Alain Mérieux avait alors qualifié ces synergies d'" offensives ", par opposition aux synergies classiques avec réductions de postes. Alain Mérieux avait alors prévu une entrée en Bourse en 2003, " si l'environnement est favorable ". Pourtant, lors de la fusion, les activités respectives des deux sociétés avaient déjà semblé très différentes, avec la pharmacie, l'homéopathie (Dolisos) et les cosmétiques pour Pierre Fabre, et les systèmes et produits de diagnostic in vitro pour Biomérieux. A cette date, les deux partenaires misant sur l'innovation, pariaient sur la personnalisation des traitements, alliant le diagnostic et la thérapeutique, à l'instar de ce qui se met en place chez Roche, Abbott, ou encore Schering. Ainsi, la mise en commun des efforts en Recherche et développement, avec un budget annuel de 230 Meuros, devait, selon les propres termes de BMPF, lui permettre de " maîtriser l'ensemble du processus de recherche et développement, depuis la recherche fondamentale jusqu'à la commercialisation de solutions thérapeutiques et de diagnostic ".

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