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Pfizer supprimera une centaine de postes dans l'Hexagone

Audrey Fréel

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Pfizer France entame un nouveau plan social, qui aboutira à la perte de 183 postes. Il touchera principalement la visite médicale et les fonctions associées.

Le laboratoire américain continue de tailler dans les effectifs de sa filiale française. Cette fois, il prévoit de se délester de 183 postes, ce qui concernera essentiellement les délégués médicaux et les fonctions supports associées. La visite médicale est dans une mauvaise posture dans l'Hexagone, avec plusieurs restructurations récemment lancées dans ce domaine, notamment par Janssen ou encore GSK. Dans le détail, le projet de Pfizer prévoit la suppression de 60 postes sur 122 vacants, et celle de 123 postes actuellement pourvus. Dans le cas de ces derniers, « 96 seront libérés par des départs volontaires de cessation anticipée d'activité », révèle Florence Percie du Sert, directrice de la communication de Pfizer France. Le groupe prévoit en parallèle de créer 17 postes correspondant à des nouveaux métiers (dans le domaine médical, des affaires gouvernementales, de la médico-économie, etc.). « La direction souhaite limiter au maximum les départs contraints et proposera des postes en reclassement pour favoriser la mobilité interne », a par ailleurs assuré la directrice de la communication. La procédure d'information-consultation avec les salariés a démarré le 20 décembre. La direction évoque plusieurs raisons pour justifier ce projet de restructuration. D'abord le contexte économique en France, mais aussi plus généralement sur les marchés matures, qui entraîne des mesures de réduction des frais de santé impactant le médicament. Le groupe a aussi souffert des pertes du brevet du Tahor (Lipitor, atorvastatine) et du Viagra (citrate de sildénafil). Et il devra encore faire face à d'autres tombées dans le domaine public dans les prochaines années, notamment celles du Celebrex (célécoxib) et du Lyrica (prégabaline). Ces facteurs ont conduit à un net ralentissement des ventes. Le chiffre d'affaires de la filiale française, qui est resté confidentiel, a ainsi accusé une baisse de 15 % sur un an (données de novembre 2013). Enfin, Pfizer a lancé en juillet une nouvelle organisation commerciale au niveau mondial, et l'adapte ainsi à sa filiale française dans le cadre de ce projet de restructuration. Elle prévoit une répartition des produits en trois grandes divisions. La première est dédiée aux produits innovants protégés par des brevets durant plus de deux ans et couvre les domaines thérapeutiques de l'immunologie, l'inflammation, les maladies cardiovasculaires, les troubles du métabolisme, les neurosciences, la douleur, les maladies rares ainsi que la santé de la femme et de l'homme. La deuxième regroupe les produits matures qui ont perdu, ou qui vont perdre leur brevet dans les deux ans et les génériques. La troisième se concentre sur les marchés spécifiques comme les vaccins, l'oncologie et la santé familiale. Pfizer France emploie actuellement 1 675 salariés au niveau de son siège social à Paris et de son site de production d'Amboise (Indre-et-Loire). Mais ce dernier, qui emploie 500 salariés, passera prochainement dans le giron de Fareva. Cette cession, couplée à ce nouveau plan social, allégera considérablement les effectifs de la filiale française de Pfizer dans les prochains mois, qui pourraient passer sous la barre des 1 000.

Pfizer et Teva s'accordent sur le Viagra

Les deux laboratoires ont trouvé un terrain d'entente concernant le Viagra de Pfizer. Teva sera autorisé à commercialiser une version générique de ce médicament aux États-Unis à compter du 11 décembre 2017. En contre-partie, il paiera une redevance à Pfizer. Les détails financiers de cet accord sont restés confidentiels.

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