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Oncodesign lance son introduction en Bourse

La société biopharmaceutique basée à Dijon (Côte-d'Or) donne un coup d'accélérateur à son développement. Elle a récemment lancé son introduction en Bourse sur le marché Alternext Paris.

L'offre sera clôturée le 26 mars et la première cotation est prévue pour le 2 avril. La fourchette de prix indicative se situe entre 6,42 € et 7,34 € par action. En cas d'exercice de la clause d'extension, Oncodesign pourrait lever jusqu'à 11,5 millions d'euros. A l'issue de cette opération, la société serait valorisée à environ 45 M€. Actuellement, le capital de la PME est détenu à 77 % par son équipe dirigeante et à 33 % par des investisseurs financiers, en l'occurrence CM-CIC et Bpifrance. Une fois cotée, le flottant devrait représenter 25,59 % du capital (voir graphe). D'un effectif de 63 salariés, Oncodesign a un pied dans deux activités distinctes. Depuis sa création en 1995, elle prend en charge l'évaluation préclinique de molécules dans l'oncologie pour le compte de plus de 500 clients, dont 12 big pharmas. Dans ce secteur, la société souhaite désormais se développer aux États-Unis et est actuellement à la recherche d'un partenaire. C'est cette activité qui génère pour le moment son chiffre d'affaires, qui s'est élevé à 7,3 M€ en 2013.

Depuis 2008, Oncodesign se concentre également sur la découverte et le développement de nouveaux médicaments basés sur des inhibiteurs de kinase. Un marché stratégique, qui est évalué à 40,2 Mrds $ en 2016. Les kinases sont des enzymes impliquées dans un grand nombre de processus de régulation. Leur dérèglement est responsable de nombreux cancers, mais aussi de pathologies inflammatoires ou dégénératives. D'où la nécessité de développer des inhibiteurs pour ces enzymes. Pour cela, Oncodesign s'appuie notamment sur la technologie Nanocyclix, découverte par Johnson et Johnson et qui lui a été transférée en 2010. Cette technologie consiste à cycliser les molécules pour les rendre plus puissantes et sélectives.

Aujourd'hui, le pipeline du laboratoire dijonnais est composé de sept programmes à des stades de développement précoces, dont quatre molécules pour des indications hors-oncologie et trois autres en oncologie. La stratégie d'Oncodesign est de conclure assez rapidement des partenariats pour ses programmes non oncologiques. Par exemple, la PME s'est déjà associée à Ipsen, à Sanofi et à UCB. « En oncologie, nous souhaitons signer des contrats plus tard, afin de créer un effet de levier plus important », a par ailleurs révélé Philippe Genne, fondateur et p-dg du laboratoire dijonnais. Dans cette indication, la société souhaite développer ses programmes jusqu'en phase clinique I/IIa, puis les licencier à d'autres groupes. Un choix stratégique qui nécessitera forcément des moyens supplémentaires. « 95 % de la somme que nous aurons levée sera donc dédiée à nos programmes en oncologie », a expliqué Philippe Genne.

 

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