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Novartis supprime près de 2 000 postes aux États-Unis

Audrey Fréel

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Novartis maintient son site de Nyon

L'avenir des salariés de Novartis est un peu plus rose en Suisse. Le groupe vient de renoncer à la fermeture de son site de Nyon/ Prangins qui compte 320 salariés, annoncée en octobre dernier (CPH n°568). Pour cela, Novartis réduira ses coûts fixes et bénéficiera d'un allègement des impôts cantonaux sur une période limitée. Il s'est aussi engagé à investir dans la modernisation de ce site. Mais les salariés devront renoncer à une partie de l'augmentation salariale de 2012 et travailler 40 heures par semaine contre 37,5 heures actuellement. « La décision de conserver le site de Nyon n'aura aucune répercussion négative sur d'autres sites Novartis », précise le groupe. Concernant le site de Bâle, où 760 licenciements avaient aussi été annoncés en octobre, Novartis a indiqué qu'il réussirait à trouver d'autres postes au sein de la société pour environ un tiers des employés.

Novartis supprime près de 2 000 postes aux États-Unis

Le siège américain de Novartis, situé à East Hanover.

© Novartis

1 960 postes vont être supprimés au sein de la filiale américaine de Novartis. Une réduction massive qui intervient pour faire face à la perte de brevet d'un produit phare de Novartis et pour compenser des charges exceptionnelles qui pèsent sur les comptes du 4e trimestre.

Décidément, Novartis n'en finit plus de tailler dans ses effectifs. Et c'est une nouvelle fois le marché américain qui en fait les frais. Le groupe suisse vient d'annoncer la coupe de 1 960 postes aux États-Unis, dont 1 630 emplois de visiteurs médicaux et 330 postes au siège social américain, situé à East Hanover, dans le New-Jersey. Une restructuration rapide qui prendra effet dès le deuxième trimestre de 2012. « Ce sont des décisions difficiles mais nécessaires libérant des ressources qui seront investies dans nos futures activités », indique David Epstein, à la tête de la division Novartis Pharmaceuticals. En octobre, Novartis avait déjà annoncé son intention de restreindre sa masse salariale d'environ 2 000 postes d'ici à cinq ans dans le monde, principalement en Suisse (voir encadré) mais aussi aux États-Unis (CPH n°568). Un an auparavant, il avait aussi coupé 1 400 postes américains en médecine générale (CPH n°531). Novartis évoque diverses raisons pour justifier cette nouvelle restructuration. En premier lieu, il va faire face à la perte de brevet sur son hypotenseur phare, le Diovan (valsartan), qui interviendra en septembre aux États-Unis. En 2010, ce médicament a enregistré un chiffre d'affaires de 1,6 milliard de dollars (1,2 Mrd €) pour le groupe, dont 648 M$ Outre-Atlantique. Il a également généré 1,4 Mrd $ au cours des neuf premiers mois de 2011. En outre, le groupe subit l'impact de l'étude clinique "Altitude" portant sur l'utilisation de l'hypotenseur Rasilez (aliskiren) chez des patients diabétiques. A la vue des résultats décevants de celle-ci, le groupe a été contraint, après consultation avec les autorités sanitaires, d'abandonner ce traitement pour les patients diabétiques souffrant d'hypertension. Ce qui limite les possibilités d'utilisation de ce produit et représente une charge exceptionnelle d'environ 900 M$. De même, les comptes du 4e trimestre 2011 seront impactés par une charge de 160 M$, relative à l'arrêt de deux programmes de recherche en phase III d'étude clinique. De fait, cette restructuration devrait permettre au groupe d'économiser 450 M$ par an à compter de 2013. Novartis emploie actuellement 121 000 personnes dans le monde, dont environ un quart aux États-Unis. Un nombre qui pourrait encore s'affaisser au cours des prochains mois. « Nous reconnaissons que les deux prochaines années seront difficiles pour la division pharmaceutique », confirme David Epstein.

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