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Novartis dévoile sa stratégie

À Bâle, Aurélie Dureuil

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Le leader mondial a présenté sa stratégie de R&D avec, comme fil conducteur, la recherche d’innovations de rupture et le développement de plusieurs indications en parallèle pour une même molécule.

«Développer le bon médicament pour le bon patient au bon moment?». C’est avec ces mots que Tim Wright, responsable mondial du développement de Novartis Pharmaceuticals, entend montrer qu’on ne devient pas leader mondial de la pharmacie sans une R&D solide. Le groupe suisse a investi 9,9?milliards de dollars en 2013 pour ses activités de R&D, soit 17?% de son chiffre d’affaires. Après avoir rappelé que pour obtenir un nouveau médicament, les recherches débutent sur 10 000 composés 11 à 14 ans avant, Tim Wright souligne le coût de cet effort, estimé à environ 4,6?milliards de dollars selon le laboratoire suisse. S’il ajoute que «?sans risque, on n’obtient pas d’innovation de rupture?», il souligne la force de la R&D de Novartis tant en terme de nombre de composés que de diversité des aires thérapeutiques.
Dans son pipeline, le laboratoire compte 33 nouvelles molécules, 29 nouvelles indications et deux nouvelles formulations qui devraient être soumises à autorisations, d’ici à 2018. Un pipeline qui devrait évoluer avec l’acquisition de l’oncologie de GSK annoncée en avril dernier. Une opération encore soumise aux approbations réglementaires et sur laquelle les dirigeants de Novartis se refusent à communiquer. Tim Wright rappelle, par ailleurs, qu’entre 2009 et le 1er trimestre 2014, sans inclure les vaccins, Novartis a reçu 14 approbations de nouvelles entités moléculaires ou chimiques en Europe, 6 aux États-Unis, 12 au Japon et 9 en Chine. Il se place en tête en Europe, devant Pfizer/Wyeth, J&J, BMS et Sanofi qui ont reçu 8 approbations, et en Chine devant Pfizer/Wyeth (7 approbations). Au Japon, le laboratoire suisse est en tête avec Pfizer/Wyeth et GSK et, aux États-Unis, il se place au deuxième rang après GSK et J&J (7 approbations). Cette position leader dans le nombre de nouveaux médicaments, le laboratoire la revendique, et entend «?tirer bénéfice de toutes les molécules?», selon Tim Wright.
C’est pour répondre à cet objectif que le laboratoire a adopté une nouvelle approche qui vise à mener ses développements pour plusieurs indications en parallèle. «?De nombreuses fois, l’indication la plus importante n’est pas la première étudiée?», note le responsable mondial du développement de Novartis Pharmaceuticals. Pas question donc d’arriver en phase III pour commencer à s’intéresser à d’autres indications. Une stratégie qui semble payante comme le souligne Tim Wright avec l’exemple du AIN457 (secukinumab), déjà soumis dans le psoriasis ; en phase III d’essais cliniques dans l’arthrite psoriasique, l’arthrite rhumatoïde, et la spondylarthrite ankylosante ; et en phase II dans l’asthme. En termes d’innovations, Novartis mise également sur les thérapies cellulaires et le développement de diagnostics compagnons, selon Tim Wright.

 

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