Nous suivre Industrie Pharma

abonné

Exclusif

« Nous avons besoin d’un plan directeur européen bien concerté » - Minafin

Sylvie Latieule

Sujets relatifs :

, ,
« Nous avons besoin d’un plan directeur européen bien concerté » - Minafin

© Olivier Floor

Depuis 2015, le groupe Minafin enregistre une croissance organique forte et régulière, déjà portée par le rapatriement de productions en provenance d’Asie. À l’heure où ce mouvement pourrait s’amplifier, Frédéric Gauchet, président-fondateur de Minafin, met en garde contre les effets négatifs d’investissements capacitifs qui seraient mal contrôlés.

Pouvez-vous nous donner des nouvelles de votre groupe Minafin ?

Depuis plusieurs années, le groupe Minafin enregistre une croissance organique régulière et forte dans la chimie fine, sans avoir eu recours à des acquisitions. Notre dernière opération remonte à 2015, avec le rachat d’une activité de fabrication de principes actifs high potent à Louvain-la-Neuve, en Belgique.

À l’époque, nous réalisions 135 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’an dernier, en 2020, notre chiffre d’affaires a dépassé les 240 M€, avec un effectif de 900 personnes, grâce au bon développement de la chimie pharma, à une croissance régulière et forte dans la chimie verte, et à un bon niveau d’activité dans la « chimie exigeante » à Leuna, en Allemagne, et à Pittsburg.

Nous entendons poursuivre dans cette voie et faire croître le groupe à un rythme soutenu, avec ou sans acquisitions.

Qui sont vos principaux clients ?

Presque tous les secteurs industriels ont besoin de la chimie, et notamment de la chimie fine. C’est pour cela que l’on qualifie la chimie d’industrie des industries. Elle est un facteur de croissance pour les industries des sciences de la vie, dont le secteur de la santé, et pour bien d’autres industries.

Pour l’heure, 60 % du chiffre d’affaires du groupe est réalisé dans le secteur de pharmacie, contre 40 % dans d’autres secteurs (N.D.L.R. cosmétique, additifs, agrochimie, etc.). Cette répartition est en cohérence avec la segmentation traditionnelle de la chimie fine.

Pourtant, votre groupe puise ses racines dans la chimie pharmaceutique, avec la création de Minakem, et le rachat de la société Seac en 2005. Pourquoi cette diversification hors pharmacie ? Était-ce la difficulté de rivaliser avec l’Asie ? 

Effectivement, à nos débuts, nous étions exclusivement tournés vers le secteur de la pharmacie avec notre site de Beuvry-la-Forêt. Cependant, la stratégie de diversification que nous avons mise en place n’était pas destinée à répondre à une concurrence de l’Asie.

Notre idée était de doter le groupe d’une expertise chimique et technologique qui permettait de proposer des procédés plus compétitifs à nos clients, sans se limiter au secteur de la pharmacie. Après Minakem, nous avons créé Minascent, Pennakem, Minasolve, et plus récemment, ecoXtract.

Notre marque de fabrique est d’apporter des solutions innovantes pour le développement de procédés performants et robustes.

Quelles sont ces technologies innovantes que votre groupe maîtrise tout particulièrement ?

Par exemple, depuis l’acquisition de Chemtec Leuna en 2006, nous maîtrisons la chimie dangereuse et l’usage de réactifs toxiques. Grâce à l’intégration du site de Memphis, nous disposons d’un savoir-faire en chimie continue ou flow chemistry. Notre site de Pittsburg est spécialisé en polymérisation et dans les réactions à haute pression.

C’est grâce aux synergies que l’on met en place entre ces différentes activités que nous arrivons à apporter des solutions performantes à nos clients. Chaque site est complémentaire, avec des ressources et des savoir-faire originaux. Par ailleurs, nous disposons de cinq centres de R&D, dédiés à chacune de ces entités opérationnelles, et installés au plus près de nos usines.

Nous croyons en la nécessité d’une unité de lieu entre les équipes de recherche, de transposition industrielle et de fabrication. Cela nous permet d’apporter des réponses très rapides à nos[…]

Pour lire la totalité de cet article, ABONNEZ-VOUS

Déjà abonné ?

Mot de passe perdu

Pas encore abonné ?

Nous vous recommandons

CDMO : Yposkesi investit 58 millions d’euros pour construire un deuxième site

CDMO : Yposkesi investit 58 millions d’euros pour construire un deuxième site

Dédiées à la fabrication de thérapies géniques et cellulaires, les nouvelles installations devraient démarrer dès 2023. La trajectoire d’Yposkesi est scrutée de près[…]

La CDMO Skyepharma reprise par son management

La CDMO Skyepharma reprise par son management

VIVEbiotech lance une usine de fabrication de vecteurs lentiviraux

VIVEbiotech lance une usine de fabrication de vecteurs lentiviraux

Le façonnier indien Jubilant investit 92 M$ aux États-Unis

Le façonnier indien Jubilant investit 92 M$ aux États-Unis

Plus d'articles