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Mylan vise 15 % de croissance

J.C.

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Mylan vise 15 % de croissance

Valeur estimée des échéances brevetaires, en Mrds $

© Source : Mylan

Numéro 3 mondial des génériques, l'Américain Mylan vise un plan de croissance de 15 % sur la période 2010-2013. Avec l'objectif de dépasser la barre des 8,5 milliards de dollars (6,4 Mrds €) de chiffre d'affaires en 2013. L'an dernier pourtant, Mylan n'a vu ses ventes s'améliorer que d'un peu plus de 8 %, à 5,06 Mrds $, pour un Ebitda de 1,25 Mrd $, en croissance, lui, de 21 %. Plusieurs leviers d'envergure permettent néanmoins au groupe d'être optimiste. « Les échéances brevetaires ne seront jamais aussi importantes que les trois prochaines années », se réjouit ainsi Didier Barret, président de la filiale France. Sur le plan mondial, le groupe estime que la valeur des médicaments qui perdront leur brevet dès cette année atteindra les 5,48 Mrds $. Sur les trois prochaines années, Mylan estime le chiffre à plus de 23 Mrds $. De quoi capter, grâce à son envergure mondiale, une partie du gâteau. Autre relais de croissance : les biosimilaires. La valeur de produits biotechnologiques, aujourd'hui hors brevet, serait de 6,7 Mrds € actuellement, selon Mylan. Sur la période 2010-2013, les nouvelles pertes de brevets en valeur seraient minimes (1,3 Mrd €) avant de grandes opportunités de plus de 5 Mrds € sur les périodes 2014-2015 et 2016-2019. Décidé à ne pas passer à côté de ce marché, Mylan a adopté une stratégie malgré tout prudente. « Le marché des biosimilaires n'en est encore qu'à ses balbutiements, juge Didier Barret. Nous serons évidemment présents sur ce marché mais pas immédiatement, et via des partenariats avec des sociétés de développement et de production ». Une stratégie déjà amorcée puisque, l'été dernier, le groupe avait signé un accord sur la production de composés biologiques génériques avec Biocon (CPH n°472). Côté croissance externe, Mylan se veut en revanche beaucoup plus prudent. A l'heure de grands mouvements de consolidation dans le secteur des génériques ces derniers mois, comme Watson avec Arrow (CPH n°470) ou Teva avec Ratiopharm (CPH n°501), Didier Barret se garde bien d'avancer toute affirmation, à l'exception de celle-ci : « rien n'est à exclure ». Le groupe estime en tout cas que « sa présence globale mature, équilibrée et très complète » lui permettra d'atteindre ses objectifs de toute façon par croissance organique. Une présence assurée d'abord par un outil industriel, dont plus de la moitié de la production de 45 Mrds de doses par an est verticalement intégrée, et par une présence sur toutes les zones géographiques. N°2 aux États-Unis, n°4 au Japon, et parmi les leaders sur les plus importants marchés européens, Mylan ne semble pas trop redouter la concurrence. En France, il a encore accru sa position de n°1 avec 31,4 % de parts de marché en ville et 34 % sur le marché hospitalier. L'an dernier, le chiffre d'affaires de 754 M€ a en tout cas été en ligne avec l'objectif de ces prochaines années en affichant une croissance de 15 %.

 

 

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