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Minafin investit 14 M€ à Dunkerque

L.H.

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Le sous-traitant français de chimie fine a annoncé qu'il allait investir 14,5 millions d'euros pour construire une nouvelle ligne de production sur son site industriel de Dunkerque, qui produit des principes actifs commerciaux génériques et sous brevet. Les travaux ont déjà commencé, et « nous visons une mise en service au printemps 2019 », a déclaré Frédéric Gauchet, p-dg et fondateur de Minafin. Cet investissement devrait permettre d'augmenter les capacités de production de l'usine de 20 à 25 %. Actuellement, elle fabrique plus de 200 tonnes de produits par an, et devrait en produire plus de 250 t/an, une fois la nouvelle ligne de production opérationnelle. Le site de Dunkerque, qui a connu une croissance régulière depuis qu'il a été racheté à AstraZeneca en 2008, continue à produire en partie pour le géant pharmaceutique anglo-suédois (CPH n°518). Avec celui de Beuvry-la-Forêt (Nord) et de Louvain-la-Neuve (Belgique), il fait partie des trois sites industriels de la filiale dédiée à la chimie pharmaceutique du groupe, Minakem. En 2017, le chiffre d'affaires de cette dernière s'élevait à 184 M€.

9 M d'investissements à Louvain-la-Neuve

L'investissement sur l'usine de Dunkerque fait partie d'un plan d'investissement plus large, dans le cadre duquel Minafin va également investir 9 M€ sur le site de Louvain-la-Neuve consacré à la recherche, au développement et à la production de molécules fortement actives. L'objectif est de réaliser deux extensions de capacité. La première, qui consiste à ajouter une technologie de chromatographie préparative, devrait être mise en service au second trimestre 2018. La seconde est l'installation d'une ligne pour la production de cytotoxiques de classe 6, qui devrait être mise en service au 3e trimestre 2018.

Suite à ces investissements, Minakem envisage de recruter 80 personnes sur ces trois sites. Le site de Dunkerque, qui employait 147 personnes, lorsqu'il a été repris à AstraZeneca, devrait compter 230 salariés en 2018. Mais le recrutement s'annonce plus difficile qu'il n'y paraît. Frédéric Gauchet déplore en effet un déséquilibre sur les formations analytiques (assurance qualité, réglementaire, maintenance technique). Il rappelle que, l'an dernier, le groupe n'a pas pu recruter autant qu'il le souhaitait, faute de trouver des candidats qualifiés pour ces postes.

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