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Merck taille dans ses usines françaises

Audrey Fréel
Merck taille dans ses usines françaises

Le site de La Vallée sera concerné par la restructuration.

© © MSD Chibret

LE LABORATOIRE PRÉVOIT D'ALLÉGER LES EFFECTIFS DE DEUX USINES FRANÇAISES IMPLANTÉES EN AUVERGNE. PLUS DE 100 POSTES SONT SUR LA SELLETTE ET LA CESSION D'UN DES SITES EST AU PROGRAMME.

La filiale française MSD-Chibret a récemment dévoilé un plan de restructuration. L'usine de fabrication de principes actifs de La Vallée, située à Saint-Germain-Laprade (Haute-Loire), sera particulièrement touchée. Dans un premier temps, la direction prévoit de réduire sa masse salariale avec l'ouverture d'un plan de départs volontaires. Les effectifs devront passer de 175 salariés à 140 d'ici à la fin de l'année 2013. Le groupe américain a également annoncé la possibilité de vendre le site. Merck prévoit d'ailleurs de chercher un repreneur. Installée dans le bassin du Puy-en-Velay depuis 1985, l'usine de La Vallée fabrique quatre substances actives : l'oméprazole magnésium, le losartan (utilisé pour la fabrication de l'antihypertenseur Cozaar), le fosaprépitant diméglumine et le timolol maleate. Mais ce site est confronté à une baisse continue des volumes produits, notamment depuis la tombée dans le domaine public en 2010 du losartan, qui est le principal principe actif fabriqué sur le site. Un coup dur pour l'usine, qui a vu les volumes de production de cet API baisser d'un tiers en trois ans.

Le site Riom-Mirabel également visé

Le projet de restructuration vise également le site de Mirabel, à Riom, près de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), qui emploie 664 personnes. Racheté par Merck en 1973, il fabrique l'antibiotique Invanz (ertapénem sodique), les collyres contre le glaucome Cosopt (dorzolamide-timolol), Trusopt (dorzolamide) et Timoptol (timolol) ainsi que l'antifongique Cancidas (caspofungin). Il conditionne également, sans les fabriquer, l'antibiotique Tienam (imipénam et cilastative) et le médicament ophtalmologique Mectizan (ivermectin). Enfin, l'usine abrite aussi un centre de recherche. Dans ce cadre, Merck va mettre en place un plan de départs volontaires concernant 80 personnes. Selon des sources syndicales, il concernera des employés travaillant dans la R&D, dans la production et dans les services financiers. Toujours d'après les syndicats, le plan proposerait également « des mutations/changements de poste avec modifications du contrat de travail liées à la réorganisation ». La filiale française du laboratoire américain recense environ 3 000 salariés. Elle a généré 1,7 M€ de chiffre d'affaires en 2012 et représente la 3e filiale la plus importante du groupe américain.

MERCK VA SUPPRIMER 8 500 POSTES

Merck a dévoilé un gigantesque projet de réorganisation. Cette fois, le plan menace 8 500 salariés travaillant dans les activités commerciales et de R&D du groupe, au niveau mondial. En ajoutant à ce chiffre les 7 500 réductions de postes déjà annoncées et en cours, Merck estime que ses effectifs, qui s'élèvent actuellement à 81 000 personnes, seront allégés de 20 % fin 2015. Ce nouveau plan devrait permettre au groupe de réaliser des économies d'environ 2,5 milliards d'euros d'ici fin 2015, dont 1 Mrd € dès la fin de l'année prochaine. L'Hexagone ne devrait pas être épargné.


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