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Merck multiplie les projets

Audrey Fréel

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Merck multiplie les projets

Ventes des produits de Merck pour le traitement des maladies infectieuses

© Source : Merck

Le laboratoire américain a mis la main sur deux licences de traitements potentiels et a avancé un de ses projets de développement dans le domaine du VIH.

Merck déploie ses moyens en infectiologie, et plus particulièrement dans le traitement du VIH. Il s'est d'abord vu octroyer une licence par Chimerix, une société américaine spécialisée dans le développement d'antiviraux thérapeutiques. Elle lui confère les droits mondiaux et exclusifs du CMX157, un nucléoside phosphonate acyclique actuellement en cours d'évaluation pour traiter les infections au VIH résistantes aux thérapies actuelles. Une étude clinique de phase I vient d'être finalisée. Dans le cadre de l'accord signé entre les deux groupes, Merck sera responsable du développement et de la commercialisation du CMX157. En contrepartie, Chimerix percevra initialement 17,5 millions de dollars (14,5 M€) et pourrait aussi recevoir 151 M$ en tant que paiements d'étape ainsi que des royalties sur les futures ventes. Basé à Durham, en Caroline du Nord, Chimerix développe un autre produit, le CMX001, qui est aussi un nucléoside phosphonate acyclique pour le traitement du cytomégalovirus, de l'adénovirus, du virus BK (polyomavirus), du virus de l'herpès et de la variole. Celui-ci est en phase II de son développement clinique. En parallèle, Merck a signé un accord avec le laboratoire japonais Yamasa pour développer l'EFdA, un candidat nucléoside inhibiteur de la rétrotranscriptase, actuellement en phase préclinique pour le traitement des souches VIH résistantes. Le laboratoire américain apportera un financement initial ainsi que des paiements d'étape pour obtenir les droits exclusifs sur cette molécule. Les détails financiers de ce partenariat n'ont néanmoins pas été communiqués

Le MK-1439 de Merck bientôt en phase IIb

Enfin, Merck devrait initier en septembre une étude de phase IIb pour une molécule candidate développée en interne, MK-1439, qui est un inhibiteur de rétrotranscriptase non- nucléoside. En dehors de son portefeuille en développement, Merck commercialise aussi deux antirétroviraux sous les marques Isentress (raltegravir) et Crixivan/Stocrin (indinavir). Ils ont respectivement généré 657 M$ et 192 M$ de ventes l'an dernier. Outre les traitements contre le VIH, Merck vend aussi d'autres produits pour traiter les maladies infectieuses, comme le PegIntron (peginterferon alpha-2b) pour le virus de l'hépatite C ou encore l'antifongique Cancidas (caspofungin acetate). Le chiffre d'affaires de cette activité s'est élevé à 3,28 Mrds $ en 2011. Une division minoritaire qui représente 6,8 % des ventes totales du groupe.

 

« Le chiffre d'affaires de l'activité infectiologie s'est élevé à 3,28 Mrds $ en 2011 »

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